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trafic-animaux-300x195Le gouvernement béninois a affiché à maintes reprises sa volonté de lutter efficacement contre la criminalité faunique. Mais face au taux de condamnation des présumés trafiquants arrêtés en 2016, des efforts restent à être fournis pour vraiment inquiéter les braconniers et les trafiquants qui n’ont aucune pitié pour les espèces fauniques.

En 2016, 29 présumés criminels fauniques sont tombés dans les mailles des forces de l’ordre sur toute l’étendue du territoire national. A l’issue des différentes audiences, 11 ont été formellement condamnés. Soit un taux de 37,93%. Dans le lot, 48,27% ont reçu une condamnation assortie de sursis et 13,79% ont été relaxés purement. Il en découle que 62% des trafiquants arrêtés l’année dernière avec le concours du programme d’Appui à l’application des lois sur la faune et la flore (Aalf-Bénin) n’ont pas été sanctionnés conformément à la loi. Or, ces trafiquants ont été tous arrêtés avec des défenses d’éléphants, des peaux d’espèces intégralement protégées, des écailles de pangolins, des carapaces de tortues marines etc. qui font partie des espèces intégralement protégées. Au vu de ces crimes commis sur ces animaux sauvages, la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin est formelle en matière de sanctions. Par exemple, l’article 153 de cette loi précise que « quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000 FCfa et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans ». L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans toute personne qui importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 pour sa part, stipule que les complices sont passibles comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais de dommages-intérêts et restitutions. Au regard de ces articles, il urge que les textes en vigueur soient appliqués sans état d’âme.

SA