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Les ivoires saisis chez les trafiquants

 578 kg d’ivoire, plus d’une demi tonne d’écailles de pangolins, dont certaines quantités avaient déjà été emballées et prêtes à être exportées, quatre armes illégales, des peaux de panthère et d’autres objets de contrebande. Ce sont les produits retrouvés chez les présumés trafiquants après leur arrestation mi-janvier 2018 à Abidjan. En effet, c’est un réseau de criminels de faune qui opérait dans l’ombre dans plusieurs pays depuis sept ans et sont à l’origine de massacre de plusieurs milliers d’éléphants pour leurs défenses. Un vietnamien est à la tête de ce réseau qui dépeuple la faune sauvage que protègent les lois dans plusieurs pays. L’arrestation du vietnamien et cinq autres de sa bande a été faite grâce à l’implication active de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (Uct), avec l’appui du Ministère des Eaux et Forêts,  de la Côte d’Ivoire, soutenue par l’assistance technique d’Eagle Network, une Ong internationale spécialisée dans l’application des sur la faune. Des informations reçues, il ressort que le chef de cette organisation criminelle en Côte d’Ivoire est directement lié à deux saisies antérieures, l’une au Vietnam et l’autre au Cambodge où 619 kg et 941 kg d’ivoire ont été respectivement saisis.

Modus operandi atypique

Pour exporter les produits, ils ont l’habitude de créer de l’espace à l’intérieur des bois destinés à l’exportation. Après avoir coupé et soigneusement rangé les ivoires dans les espaces aménagés à cet effet, les intervalles restantes sont occupées avec de la cire et ils se servent de la colle pour refermer les bois. Mélanger à d’autres bois dans des conteneurs, la marchandise est convoyée en Asie. Une fois à destination, l’équipe en place en Asie prend la relève.
Après leur arrestation, les services spécialisés ont procédé à l’analyse des informations téléphoniques. Ce qui a révélé qu’ils sont en lien avec trois pays reconnus comme des paradis fiscaux. Il est alors évident qu’ils mènent des opérations pour de blanchiment d’argent.
L’autre côté où le bât blesse est que l’un des présumés trafiquants qui est un chinois avait en sa possession une liste de nom de jeunes femmes ivoiriennes avec des informations précises sur leur taille, leur poids avec leur photo. Cela devrait amener les services spécialisés de la Côte d’Ivoire à ouvrir des enquêtes pour démanteler ce  réseau de professionnels de sexe vers les pays d’Asie en se servant de faux documents de voyage.
Les activistes sont décidés à en découdre avec ces criminels pour les maintenir derrière les barreaux. Il faut signaler que les acteurs de lutte au Bénin, membres du réseau d’Eagle Network ne baissent pas aussi les bras en appuyant le gouvernement contre ces criminels. La justice accompagne par des décisions répressives. Dans un passé récent, le tribunal de Natitingou a condamné deux trafiquants d’ivoires, l’un à 4 ans et l’autre à 3 ans 4 mois de prison ferme avec des amendes, puis des dommages-intérêts à payer.

AT