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Ancb dirigée par Luc Atrokpo sollicitée pour lutter contre la malnutrition

La prévalence de la malnutrition est largement au-dessus du seuil de gravité fixé par l’Unicef.  Fort de ce constat très inquiétant, l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb) a initié en faveur des maires, un atelier de réflexion sur les enjeux de la nutrition en tant que facteur de développement. C’était le lundi 29 mai 2017 à Bohicon avec l’appui financier de la Banque mondiale.

« Nous sommes en situation d’urgence  par rapport à la malnutrition au Bénin», a déclaré Roch Mongbo, Secrétaire permanent du Conseil d’alimentation et de la nutrition (Sp/Can). A l’en croire,  la malnutrition est un ennemi du développement parce qu’elle crée au niveau de l’enfant un bouleversement au niveau du cerveau, le retard de croissance. Un pays où sévit la malnutrition est voué à l’échec. Le Bénin n’est pas à l’abri du phénomène car, a-t-il dit, les indicateurs sont au rouge et il faut conjuguer les efforts pour donc l’endiguée. C’est donc dans cette logique que s’inscrit l’atelier de réflexion sur les enjeux de la nutrition en tant que facteur de développement. Pour mutualiser les énergies nécessaires, Roch Mongbo a plaidé pour que les maires inscrivent dans leurs politiques de développement local cette thématique. Rappelant les raisons qui ont motivé la faîtière des Communes d’organiser ladite rencontre, le président de l’Ancb, Luc Sètondji Atrokpo, a indiqué  que « malgré les efforts fournis par le gouvernement  dans la lutte contre la malnutrition, le Bénin est resté l’un des pays africains où la prévalence de la malnutrition se situe largement au-dessus du seuil de gravité fixé par l’Unicef. Les enfants de 0 à 5 ans (représentant le capital humain de demain), constituent la tranche d’âge la plus touchée par le fléau de la malnutrition. A l’allure inquiétante où évolue le phénomène, Luc Atrokpo a plaidé pour la mise en œuvre urgente et concertée du Projet de nutrition communautaire (Pnc), dont la vocation est la prise en charge de la lutte contre la malnutrition au sein des communautés. Pour le représentant de la Banque mondiale, Ambroise Agbota, tout se joue lors des mille premiers jours de l’existence des enfants. Cette période, fait-il remarquer, se caractérise par un développement rapide des capacités potentielles cognitives et physiques. D’après ses explications, c’est conscient qu’aucun pays ne peut relever le défi du développement sans la participation pleine de ses citoyens que la Banque mondiale s’est fixé le double objectif à savoir, de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et promouvoir une prospérité partagée au profit des 40 % les plus pauvres de la population dans les pays en développement. Tous ces enjeux, a souligné l’expert de la Banque mondiale, a amené le gouvernement du Bénin à mettre en place le Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Face à ce défi, les élus communaux, par le biais de leur président, ont pris l’engagement de placer la nutrition au cœur du développement, tout en diagnostiquant les types de la malnutrition, les causes, et ont promis de l’inscrire dans leur Plan de développement communal (Pdc).
 
Zéphirin Toasségnitché         
(Br Zou-Collines)