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les Forces de l'odre« Mécanisme de traçabilité des armes illicites ». C’est la thématique d’un atelier qui rassemble à Cotonou depuis lundi, les acteurs de lutte contre la profération des armes illégales. Cet atelier s’inscrit dans un programme appuyé par un fonds des nations Unis appelé Musca, a pour principal but le renforcement de capacités des forces armées en matière de traçabilité des armes. Selon Claudio Gramizzi, Directeur exécutif de Conflict armament research (Car), son objectif est d’initier une nouvelle approche méthodologique au Bénin et d’harmoniser les pratiques dans toute la sous-région. La formation est aussi soutenue par la Cedeao qui a dépêché son expert et Chargé de programme armes légères et de petits calibres, Abayomi Adeomi, pour entretenir les forces de l’ordre béninois. A la fin des travaux, les forces de sécurité et de l’ordre béninoises n’auront donc  plus de difficultés pour reconnaître la provenance des armes illégales interceptées.  Pour Bertin Bada, Chef du Cabinet militaire du président de la République, et président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères  (Cnlcpal), cet atelier vient à point nommé car il permettra aux bénéficiaires de s’aguerrir sur les techniques d’identification et de prévention de l’apparition des flux d’armes illicites. En effet, soutient-il, « depuis quelques années, la prolifération des armes légères et de petit calibre tient le monde en haleine, tant les conséquences sur la vie sociale, politique et économique sont néfastes. Face à ce fléau, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre, tant au niveau international que sous-régional pour accroître la lutte contre le trafic des armes. Au-delà de l’arsenal institutionnel et juridique mis en place, il apparaît nécessaire de multiplier les initiatives de renforcement de capacités opérationnelles et techniques des acteurs de lutte ».

Géofroyd Sottin

(Stag)