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Un des lampadaire solaire vandalisés à Abomey

Le gouvernement a mis en place plus de 17 000 lampadaires solaires dans tous les  chefs-lieux des 77 Communes du Bénin. Une fois installées, ces lampadaires deviennent la cible des individus sans foi ni loi qui les détruisent sans ménagement. C’est pour mettre fin à ce comportement malencontreux que l’Anader, a décidé de solliciter l’implication des élus locaux, communaux et municipaux par le truchement de l’Ancb.  

Dans le département du Zou, particulièrement à Abomey et Bohicon, les citoyens donnent l’impression qu’ils veulent d’une chose et son contraire. Et pour cause. Lors des meetings politiques et des rencontres avec les autorités, ils réclament à corps et à cri, l’éclairage public et bien d’autres choses. Une doléance à laquelle l’Etat a donné satisfaction en installant dans les chefs-lieux des communes des lampadaires photovoltaïques pour non seulement pallier la crise énergétique, mais aussi pour assurer la sécurité des citoyens. Mais des ennemis du développement vandalisent ces installations réalisées aux frais du contribuable béninois. Les lampadaires solaires implantés le long du tronçon Sogon à Abomey jusqu’à Sodohomè à Bohicon en passant par le carrefour  Dako et Zakpo, ont été saccagées. Pendant que les poteaux de certains de ces lampadaires sont sciés, d’autres sont amputés de leurs composantes par des individus non encore identifiés plongeant du coup ces zones autrefois en proie à des actes de banditisme dans le noir. Le phénomène s’accentue depuis quelques semaines au point que les riverains s’inquiètent. Ceux  rencontrés ont déploré le fait et craignent la reprise des actes de criminalité dans ces localités. Vincent Linssi, un jeune commerçant,  a souhaité,  pour sa part,  que la sécurité soit renforcée dans ces zones en vue d’appréhender les fauteurs, et surtout, protéger la population. L’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (Anader) ne voudra pas laisser la situation pourrir jusqu’à ce point. C’est pour cette raison  que son Directeur général (Dg) Clarence Sèmassou, a pris son bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des élus locaux, communaux et municipaux à travers la faîtière des communes du Bénin.
 La responsabilité des élus communaux engagée
 Profitant de la session du conseil national de l’Association des communes du Bénin (Ancb), le Directeur général de l’Anader a exposé aux membres, les difficultés auxquelles est confrontée sa structure par rapport à la sécurisation des ouvrages qu’elle a eu à réaliser au profit des populations. «La difficulté majeure à laquelle nous sommes confrontés, c’est le problème d’acte de vandalisme et  d’incivisme dont font l’objet les lampadaires solaires presque dans toutes les localités.  Ces infrastructures sont alors déboulonnées, sciées, parfois éventrées. Tout récemment, on a reçu un rapport de l’Agetur qui a fait état de ce que quelqu’un a été interpelé en possession des composantes solaires pour aller les livrer  au Niger à 25.000F alors qu’une lampadaire coûte au bas mot un million et l’on a installé plus de 20 mille sur toute l’étendue du territoire national. Ce n’est pas encourageant», a regretté le Dg/Anader face aux élus communaux, membres du conseil national de l’Ancb. Selon lui,  le phénomène a atteint un niveau où nul ne sera de trop dans la  lutte contre les faussaires. «J’ai besoin du concours de tout le monde», a-t-il insisté. Les élus communaux et municipaux, acteurs du développement à la base en sont conscients. Soucieux du bien-être de leurs mandants,  ils ont adhéré à la cause de l’Anader en prenant l’engagement de l’accompagner. «Je crois que notre rencontre avec l’Anader nous réconforte davantage dans les actions que nous menons déjà pour sécuriser les lampadaires. Sa démarche est louable et je souhaiterais que ce pont qui a été établi entre l’Ancb et l’Anader ne soit plus coupé pour plus d’implication des élus locaux dans la gestion de ces équipements», a confié Antoine Affokpoffi, le maire de la commune de Za-Kpota à l’issue de la rencontre. En attendant que la synergie Ancb et Anader porte ses fruits,  la police a déjà pris ses responsabilités en  ouvrant une enquête pour dénicher les auteurs de ces actes.  Luc Atrokpo, Maire de la ville de Bohicon et président de l’Ancb, a aussi  sollicité la collaboration des riverains afin que la police traque ces personnes mal intentionnées.
 Zéphirin Toasségnitché