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faux medicamentsLes acteurs de la société civile, les forces de sécurité publique et les agents de santé en service dans le département de la Donga sont désormais imprégnés du contenu de la convention « Médicrime ». C’était  vendredi 27 juillet 2018 dans les locaux de la direction départementale de la santé de la Donga lors d’une conférence-débat animée par le Fonac, en collaboration avec la Direction de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques (Dpmed). L’objectif de cette rencontre, selon le Fonac, est de faire un large écho de la convention du conseil de l’Europe sur la contrefaçon  des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique ratifiée par le Bénin. Dans son allocution, le directeur départemental de la santé de la Donga, Mahamoud Zongo, a dit que cette initiative est une riposte à un fléau d’ampleur internationale. Selon Cléophas Gbédjiokeh, 3ème Vice-président du Fonac, la ratification de la convention « Médicrime » s’inscrit dans la politique générale de l’Etat relative à l’amélioration des services sociaux de base. Il a souligné qu’elle vise également à renforcer l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique, la qualité des produits pharmaceutiques mis à la consommation au Bénin et la réduction des cas de maladies et de décès liés à la consommation des médicaments du circuit illicite. Le directeur adjoint de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques (Dpmed), Nicolas Sodabi, dans sa communication, a fait le tour des différentes sanctions prévues par la convention « Médicrime » à l’encontre des auteurs de crime médical. Ces sanctions sont l’emprisonnement, la réclusion criminelle et l’extradition. Certaines sanctions, selon lui, peuvent interdire temporairement ou définitivement à une entreprise d’exercer une activité commerciale.

 Emmanuel Akakpo

(Coll Djougou)