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L’arsenal juridique sur les faux médicaments se renforce

Il est décidé à enterrer définitivement la vente des faux médicaments au Bénin. Le gouvernement du Nouveau départ renforce l’arsenal juridique tendant à décourager les trafiquants de ce commerce illicite. Pour sceller définitivement leur sort, il a décidé hier, de la transmission à l’Assemblée nationale du projet de décret pour l’autorisation de ratification de la convention Medicrime. En effet, Medicrime est une convention de droit pénal contre le trafic des faux produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique. Ouverte à tous les pays et entrée en vigueur en janvier 2016, cette convention est une forteresse contre la pratique du commerce de la mort. Son objectif est de prévenir et combattre les menaces à la santé publique. Ce combat, il fallait le faire vu les grandes ambitions du gouvernement du Nouveau départ dans le domaine de la santé. En effet, dans son ambition d’assurer une fiabilité des soins, le gouvernement a déjà entamé une grande croisade contre la contrefaçon dans le domaine de la santé. La lutte contre les faux médicaments réalisée à travers l’opération Pangea IX  qui se poursuit sur le terrain n’est que la suite logique de cette volonté affichée dont la finalité est de garantir un accès à tous à la santé. La ratification de la Convention Medicrime s’inscrit donc dans cette stratégie du gouvernement et vise à améliorer les services sociaux de base, à renforcer l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique et ce, dans l’intérêt des populations. Au cours du Conseil des ministres, le gouvernement a donné des instructions aux ministres en charge du volet en vue d’obtenir de l’Assemblée nationale, l’autorisation de ratification de la Convention Medicrime, et la formalisation de ladite ratification auprès du Conseil de l’Europe. Il ne fait plus de doute désormais, le gouvernement du Nouveau départ est plus que jamais engagé à siffler la fin de ce commerce nuisible à la santé des populations.

Abdourhamane Touré