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Atao-h
Atao Hinnouho sous surveillance des geôliers de Cotonou

Le mandat de dépôt décerné contre le député Atao Hinnouho sur son lit d’hôpital a été exécuté dans la journée d’hier. L’intéressé a été effectivement conduit à la maison d’arrêt de Cotonou. Cela entre dans le cadre de la procédure enclenchée contre lui pour fraude douanière.

Hospitalisé depuis quelques jours au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou, le député Mohamed Hinnouho Atao est déposé à la prison civile de Cotonou.Contrairement à ce qui était ventilé sur les réseaux sociaux, le député a été conduit en prison suite à une procédure de fraudes douanières enclenchée lorsqu’il était dans son lit d’hôpital. L’intéressé avait prétexté qu’il aurait été battu par des policiers en civil, alors que l’expertise médicale a révélé qu’il n’avait fait l’objet d’aucune violence.Toute cette page vient de se refermer avec la mise en œuvre du mandat de dépôt. Atao Hinnnouho est dans de beaux draps actuellement, car il lui est collé plusieurs dossiers dans lesquels il devra se défendre. Il est vrai que le Juge des libertés a décidé de sa libération, mais le dossier relatif aux faux médicaments est encore intact et la procédure devra normalement suivre son cours. C’est un vrai chemin de croix judiciaire  qui démarre pour le puissant homme d’hier.  Il est sans doute pris au moment où le Président Patrice Talon est plus que décidé à lutter résolument contre la corruption. Il a d’ailleurs souligné dans son discours d’investiture qu’il fera une lutte implacable contre la corruption et l’impunité sous son règne. De surcroît, les nombreuses victimes des faux médicaments méritent bien qu’on leur rende justice en situant les responsabilités. Celles qui ont succombé de fait de ces médicaments ou qui continuent de traîner les séquelles d’insuffisance rénale ont besoin qu’on leur rende justice. Pour toutes ces raisons, la justice doit travailler sans désemparer pour que la vérité soit connue. Et par la même occasion, elle doit prendre les dispositions pour que ces pratiques ne se répètent plus au Bénin. Depuis que cette affaire s’est éclatée, personne ne s’est rappelé des dialysés. Alors que ses malades bénéficient d’une énorme subvention de l’Etat, car c’est 10 à 14 millions de FCfa qui sont dépensés par an et par malade. Donc, cette affaire ne doit pas nourrir les amalgames et les contrevérités.

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