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f.k12 conseillers dissidents sur 17 que compte le Conseil communal de Bassila sont impatients de voir aboutir le processus de destitution du maire Gomina Abou Bakari. Dans une déclaration rendue publique vendredi 28 septembre 2018, ces conseillers frondeurs ont exigé la reprise du processus devant aboutir à la convocation d’une session extraordinaire pour le vote de défiance.   

A travers cette déclaration faite en marge de la troisième session ordinaire du Conseil communal de la localité, les 12 conseillers dissidents signataires de la motion de destitution  du maire de Bassila, ont rappelé au maire Gomina Abou Bakari qu’il n’est pas inamovible et qu’il a été élu grâce à leur soutien. Ils ont précisé que la conciliation qui devrait se faire dans les quinze jours qui suivent la signature de leur motion par le préfet de la Donga,  n’a jamais eu lieu. Selon cette déclaration, depuis le lundi 20 août 2018 qu’ils ont déposé leur motion au maire Abou Bakari, ce dernier n’a daigné convoquer la session extraordinaire exigée pour le vote de défiance. En dépit de ce climat délétère, le maire de Bassila a convoqué la troisième session ordinaire du Conseil communal dont les points inscrits à l’ordre du jour ont été examinés et rejetés par les conseillers frondeurs qui sont majoritaires. A entendre ces conseillers dissidents, sans la tenue de la fameuse session extraordinaire devant consacrer sa destitution, le Maire verra ses initiatives systématiquement rejetées. Pour éviter qu’une telle paralysie perdure, le porte-parole des frondeurs Orou Gongon Mamadou, a sorti cette note qui selon lui, tend à prendre à témoin l’opinion nationale et internationale ainsi que la population de Bassila sur la situation. Les conseillers ont aussi par la même occasion tenu pour responsable le préfet de la Donga, Soulémane Eliassou Biaou Aïnin, de la situation qui prévaut actuellement dans la Commune de Bassila. Ils exigent de la part de l’autorité de tutelle, une reprise sans délai du processus de conciliation afin d’épargner leur Commune du pire.

Emmanuel Akakpo
(Br Atacora-Donga)