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hountin-kikiLe président de la Fédération des artistes de musique traditionnelle du Bénin dénonce l’acharnement de certains acteurs culturels contre sa personne. Jean- Pierre Hountin Kiki donne sa part de vérité. Il  invite la commission mise sur pied à l’Assemblée nationale, chargée de faire la lumière sur la gestion du Fonds d’aide à la culture à poursuivre son enquête afin de situer les responsabilités.
 Le Matinal : Qu’est-ce qu’on vous reproche réellement ?
 Jean-Paul Hountin Kiki: J’aurais appris que certains acteurs culturels, que je connais très bien, auraient été reçus par la commission chargée de faire la lumière sur la gestion du Fonds d’aide à la culture. Dans leurs explications, ces derniers auraient mentionné mon nom comme quoi, je suis l’un des présidents de fédération qui percevraient de l’argent chez les artistes qui sont sous ma tutelle. Ce qui est faux et purement faux. Quel est l’artiste aujourd’hui qui peut justifier, avec preuves à l’appui, que je lui ai pris de l’argent. Moi, je ne suis pas de la trempe de ceux qui ont créé des associations d’artistes pour se faire de l’argent.
 Vous dites que vous n’êtes pas concernés,  mais pourquoi ces derniers ont-ils cité votre nom ?
 Qui peut dire aujourd’hui qu’il n’a pas gagné d’une manière ou d’une autre à la Dfac. Ceux-là qui parlent, n’est-ce pas eux-mêmes qui présentaient de gros projets pour se construire l’avenir. Si on doit faire un travail appréciable, c’est de voir les réalisations de certains parmi eux. Certains ont construit des immeubles, des hôtels avec l’argent du Fonds. Je ne dis pas que tous les administrateurs et experts du Fonds sont complices. Non ! Mais certains ont profité  de cet argent à un moment donné, y compris moi. Je ne suis pas blanc comme neige, mais chacun de nous doit se justifier. Il faut une suite dans ce dossier. Pourquoi porter le tort sur une personne alors que vous êtes autant noyés jusqu’au cou.
 Que souhaitez-vous à présent ?
 Je ne souhaite que la justice et qu’on cesse de salir l’autre. L’enquête est ouverte. J’attends la suite. Surtout j’attends avec impatience l’invitation de la commission pour faire des déballages et citer des noms car, on se connaît. L’heure de la vérité a sonné.
Propos recueillis par Boris Koumagnon