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Le diplomate accuse les autorités béninoises

 L’Ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin a reçu les responsables du parti Alternative citoyenne ce mercredi 03 juin 2015. Les échanges ont porté sur la malversation présumée de 3 milliards de Fcfa à la Direction générale de l’eau. Le diplomate a confirmé les accusations qui pèsent sur les autorités béninoises, de même que l’arrivée d’une mission d’audit international pour faire la lumière sur cette affaire.

Le diplomate hollandais est formel. «Il y a eu des faits de détournement étayés par un rapport d’audit qui existe et même rendu public. Il n’y a aucun contour flou dans l’affaire », a-t-il indiqué à ses visiteurs. En voulant en savoir plus sur ce qui s’est réellement passé dans le dossier de malversation présumée de 03 milliards de Fcfa, octroyés par les Pays-Bas au Bénin, pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le parti Alternative citoyenne emmené par le député Joseph Djogbénou a été reçu par l’Ambassadeur hier. Au cours de la rencontre, la partie hollandaise a été on ne peut plus clair. Les faits reprochés au gouvernement de Yayi Boni n’ont pas été inventés. Des choses graves mettant en cause des autorités béninoises et l’Administration. Elles ont été découvertes au cours d’une enquête commanditée par les Pays-Bas. Sans fournir trop de détails, sans doute tenu par l’obligation de réserve, le diplomate révèle que les résultats de l’audit ont conclu à l’existence d’un scandale dans la gestion des fonds. La décision des Pays-Bas de mettre fin à ce programme a été prise sur le fondement des faits qui accablent les gestionnaires des fonds. « C’est fini, ce programme d’accès à l’eau potable ne recevra plus le soutien de la Hollande», a conclu l’Ambassadeur. Il rassure toutefois que son pays ne va pas arrêter sa coopération avec le Bénin. Par ailleurs, il a annoncé l’arrivée d’un cabinet d’audit international, qui se mettra au travail à partir de ce jour, 04 juin 2015.           Après avoir écouté l’Ambassadeur des Pays Bas, Joseph Djogbénou et sa suite sont davantage convaincus des soupçons de malversations à la Direction générale de l’eau. La désolation est à son comble. Et le poisson pourri toujours par la tête.

 FN            

Le Dg/Eau n’est pas sous contrôle judiciaire  

 L’affaire relative à la malversation financière à la Direction générale de l’eau est toujours en cours. La justice a pris le dossier en main et y travaille. Mais selon les dernières informations, Nouhoum Souradjou, Directeur général de l’eau a des chances de s’en sortir, contrairement à ce que certains avaient fait croire à l’opinion publique.

Rien n’accable le Directeur général de l’eau. Selon des personnes proches de la justice, il n’est mêlé de rien dans le dossier. En tout cas, à l’étape actuelle, aucune déclaration ne le met en doute. C’est un projet géré sous sa tutelle mais par un coordonnateur et des collaborateurs. Il n’est signataire de rien et ne manipule pas les fonds de ce projet, d’après un agent de la Dg/Eau, proche du Directeur général qui a même ajouté que depuis toujours, chaque fois qu’il cherche à y voir clair, on le rassure de ce que tout va bien. De la police jusqu’à la justice où on ne peut rien dire sur l’instruction, aucune révélation n’entache l’honneur du Directeur général de l’eau. Et d’ailleurs, la dernière fois devant le procureur, il fait partie de ceux qui sont mis sous convocation. Il n’est pas sous mandat de dépôt ; ni sous contrôle judiciaire. A tout moment, la justice peut lui faire appel pour l’écouter mais cela ne veut pas dire qu’il court des risques. Si à l’étape première, la justice, après tout le travail fait par la police (bien que cela puisse être remis en cause), rien n’est reproché directement au Dg/Eau, c’est qu’il peut se tenir tranquille et poursuivre sa mission de service à l’Etat béninois, en attendant la décision qui sera issue du travail en cours par le juge d’instruction. Seuls ceux qui sont sous mandat de dépôt et contrôle judiciaire peuvent se reprocher des choses. Toutefois, les enquêtes de la justice peuvent aboutir à une conclusion, autre que celle obtenue à l’étape actuelle du dossier.

Mais le peuple béninois attend avec impatience l’aboutissement de ce dossier afin de savoir qui sont les vrais coupables.

A suivre….

A.T.