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Le chef de l’Etat a clos le débat sur le mandat unique

Le Chef de l’Etat, Patrice Talon, a une fois encore répondu à ceux qui le discréditent. Invité de l’émission « Internationales » de trois médias français hier dimanche 22 avril 2018, il s’est fait désormais suffisamment clair sur la question du mandat unique et sa candidature en 2021.

« Est-ce que je serai candidat, vous verrez bien ». Il ne fait pas l’ombre d’un doute, le temps fera son œuvre. Ce qui est intéressant dans la démarche de l’homme, c’est justement la clarté de l’intention. A qui veut l’entendre, le chef de l’Etat parle en traçant le sillon d’une intention qui est sans voile. Il est vrai que 2021 est assez loin et que les priorités d’aujourd’hui sont autres. Cela, le Chef de l’Etat ne le cache pas, mais prend aussi soin de faire comprendre qu’en réalité, 2021 se justifiera pas les actions d’aujourd’hui. C’est justement la raison pour laquelle il a déclaré que lorsque les grandes priorités de l’heure seront réalisées, 2021 se justifiera par lui-même. On note dans cette démarche, de la sincérité et de l‘engagement. On lit un personnage soucieux de laisser une empreinte. On y voit un personnage décidé à poser des actes majeurs et forts qui soutient la décision de 2021. La démarche est si sincère qu’elle se base sur du concret. Il ne s’agit pas d’un Chef qui veut promettre du vent. Il ne s’agit pas d’une démarche comme on le voit dans le rang des démagogues qui n’ont aucune notion de gouvernance. Ils passent leur temps à promettre qu’ils feront descendre le ciel mais au finish le peuple est toujours floué. 2011 est un témoignage patent. C’est cela que Patrice Talon veut éviter. Le Chef de l’Etat ne veut pas promettre sans avoir réalisé. Il s’agira de poser des actes concrets qui servent de base de pilier aux progrès à venir. Le Chef sait pertinemment que tout partira des actions concrètes. Il sait bien que ce sont ces actions qui pourront motiver sa décision en 2021. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il convie avec optimisme à la patience. Au cours de la même occasion, il a profité pour éclaircir les uns et les autres sur la question du mandat unique. Dans un discours direct qu’on lui connaît, le Chef a clos le débat sur la question. « Le mandat unique, c’est du passé », a-t-il lancé sans détour. Une façon pour l’autorité de trancher la question une fois pour toute. Toutefois, le Président de la République, affirme qu’il continue de croire que c’est une réforme pertinente pour le Bénin qui a besoin d’être gouverné avec courage, sans devoir faire recours au populisme. Car, en l’état actuel des choses, si on n’est pas déterminé, si on n’est pas animé par la volonté de réussir, on évitera les mesures difficiles voire impopulaires.Mais, prenant acte du sort réservé à la révision, il fait remarquer : « Je ne suis pas obstiné dans mes choix » pour signifier qu’il sait compter aussi avec les opinions des autres. Et aussi, dire qu’il considère que l’opinion et la classe politique n’étaient pas prêtes pour les réformes préconisées dans le projet de révision.

 AT

Imperturbable face à l’activisme des opposants

Assez de bruit sous la République. Marcheurs, confusionnistes, retraités politiques tentent la ritournelle pour se frayer un chemin. A travers les multiples sorties politiques et les regroupements contre nature, ils s’illustrent en défenseurs du peuple bandant muscle et vociférant à tour de bras. Leur seul engagement actuel est de peindre en noir tous les efforts du régime actuel. Ils s’y attèlent avec foi et engagement. L’autre novice s’en va créer un parti politique. Habitué aux mauvais choix politiques il s’en va s’allier à ceux-là même qui n’ont aucun avenir politique réel. A ce club de politiciens, le Chef de l’Etat a répondu plus ou moins diplomatiquement. Avec finesse et élégance, il a déclaré : « C’est ceux-là que vous appelez toute la classe politique ? ». Il ne pouvait avoir si bonne et intelligente réponse que celle-là. Et il ajoute que la vraie classe politique se trouve au Parlement. Mieux, il renchérit en informant le journaliste qui ne le savait pas qu’il dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée et qu’il n’y a fondamentalement pas de crainte à avoir. En démocrate, le Chef a toutefois souligné qu’il n’est pas tenu d’avoir tout le monde avec lui et qu’il faut aussi des gens qui se réclament de l’opposition. Mais, d’une lucidité implacable, Patrice Talon a fait savoir qu’il comprend bien l’attitude de certains politiciens qui s’en prennent à lui. Entre séduire une vieille classe politique et respecter à la lettre leur intérêt politique et travailler pour le pays, le Chef de l’Etat du Bénin a finalement fait un choix. Il est dur et porte le germe de désamour et de combat politique serré, mais Patrice Talon assume avec sérénité. « Je ne fais rien pour séduire la classe politique. Je n’ai pas vocation à faire l’unanimité »,  dira-t-il, pour montrer combien il sait où il va.

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Les clarifications sur son état de santé et les supposés conflits d’intérêts

Entre autres points abordés par le président patrice Talon  sur l’émission « Internationales » de Rfi, Tv5 et « Le Monde Afrique » dimanche 22 avril 2018, son état de santé et les soupçons de conflits d’intérêts.

En voulant jouer la carte de la transparence, le président Patrice Talon n’a pas fait dans la dentelle pour étaler devant la face du monde les résultats de son bilan de santé. A la question des animateurs de l’émission de savoir comment il se porte après ses deux interventions chirurgicales, le président de la République a fait observer qu’il se porte mieux. En le disant, le président Patrice Talon a voulu jouer la carte de la transparence. Une « transparence inhabituelle sur le continent», a fait observer les animateurs de l’émission.

Concernant les soupçons de conflits d’intérêts, le président Patrice Talon  a fait observer que cette observation relève que partout, les populations craignent que les dirigeants profitent de leur position pour se servir et s’enrichir. Qu’ils aient été ou non dans les affaires, le chef de l’Etat a dit mesurer, combien quelqu’un qui n’est pas à l’abri du besoin peut être influencé et fragile devant les possibilités d’enrichissement. Ce qui n’est, heureusement, pas son cas. De même, a-t-il affirmé, le risque de conflit d’intérêts n’est pas fondé en ce qui le concerne, surtout qu’il n’a plus d’intérêts personnels directs dans les entreprises qui lui appartenaient. J’ai cédé mes parts, rappelle-t-il. Et si le Programme de vérification des importations (Pvi) est conduit par une entreprise qui lui a appartenu et qu’il a, depuis, cédée à ses enfants et amis, il assure veiller au grain afin que les gérants ne se servent pas de sa position à des fins personnelles. Je fais attention à ce que ceux-ci (les amis et parents à qui il a cédé ses parts de la société qui gère le Pvi) ne soient pas mêlés aux affaires dans lesquelles je peux prendre des décisions. Mon souci principal est de veiller à ce qu’ils aient des prestations irréprochables de manière que nous soyons tous fiers à la fin…

Par ailleurs, les intervieweurs lui ont demandé s’il ne détient pas aujourd’hui trop de pouvoirs ; étant aujourd’hui président après avoir été classé première fortune du pays. «En quoi être à l’abri du besoin peut-il être préjudiciable à la gouvernance ? Je pense même que les dirigeants doivent être à l’abri du besoin pour être débarrassés de ce genre de pression. Dès lors, on travaille avec efficacité», a-t-il lancé.

Les hommes pensent couramment que les positions doivent permettre de s’enrichir. Ce n’est plus mon cas. Ce qui me motive, c’est le succès.

 O. I. A.

La pédagogie des actions   au plan social dévoilée

L’émission « Internationales » de Rfi, Tv5 et « Le Monde Afrique » qui a reçu le président Patrice Talon a été un grand moment de Télévision. Parmi les sujets abordés, figure en bonne place le volet social sur lequel Patrice Talon a apporté quelques précisions sur lesquelles il est important de revenir.

Le sujet de la libération des espaces publics a été au menu des échanges. Le président Patrice Talon a affirmé que l’intention de son gouvernement n’était pas de mettre fin aux activités génératrices de revenus de ceux qui étaient concernés. Mais il s’agissait d’une éducation civique visant à montrer aux populations béninoises que les trottoirs ne sont pas faits pour être transformer en marchés. Il était important de donner ce signal fort et surtout moderniser nos villes à travers l’embellissement de nos villes à l’instar des grandes villes du monde entier. Pour le président Patrice Talon, il est important que les commerçantes aillent occuper les places vides dans les marchés que d’envahir les espaces publics.

 Le phénomène des enfants placés et le nombre de femmes au gouvernement

 Lors de l’interview, le problème que constitue les enfants placés qui sont dans les marchés a été évoqué. Là-dessus, le président Patrice Talon a reconnu que ce phénomène existe. Pour pallier cela, le programme des cantines scolaires a été relancé afin de permettre aux enfants des milieux défavorisés d’avoir un repas par jour. S’agissant du nombre de femmes au gouvernement, le chef de l’Etat a reconnu que c’est peu et a rassuré qu’il n’en n’est pas fier. Mais il rassure de sa volonté à corriger cela, rien que par le travail. « La parité est un objectif, une préoccupation, mais je n’en fais pas le principe essentiel et unique », a-t-il affirmé.

  Sur le retrait du droit de grève

 A ce niveau, Patrice a été clair en rappelant que le projet de retrait de droit de grève est une initiative parlementaire qui a reçu son soutien. Il visait à retirer le droit de grève dans deux secteurs essentiels que sont la justice et la santé. Ces deux secteurs sont tout le temps en grève et c’est le peuple qui en fait les frais. Le chef de l’Etat n’a pas manqué de rappeler que cette réforme aurait été salutaire pour notre pays si elle avait abouti.

 Armel Nelson Avadémey