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Yayi Boni dans du leurre

Il apparaît sous un nouveau jour avec des artifices pour charmer le cœur des nostalgiques. L’entreprise de l’ancien Chef de l’Etat a tout l’air d’une comédie des temps anciens. Yayi Boni a pensé un instant que sa sortie du samedi 10 février 2018, a été une réussite. Du leurre royal.

Le crime ne restera pas impuni, l’histoire doit être contée. La pilule ne passera pas cette fois-ci. Le personnage qu’on a semblé présenter samedi dernier à Parakou n’a rien de neuf. Ses jours de repos n’effacent pas ses dettes énormes envers le peuple. Il serait trop facile de passer l’éponge sur les crimes d’Etat. Quand on est ancien président de la République et qu’on traine si tant de dossiers pendant devant les juridictions, on ne s’agite pas beaucoup. L’entreprise de charme de Yayi Boni ne marchera pas. Lorsqu’on parle de Yayi Boni, le peuple chantait  à l’unisson les scandales. Maria Gléta, Icc-Services (avec les prévenus, Emile Tégbénou, Guy Akplogan toujours sous les verrous), l’affaire Dangnivo (Alofa et compagnies toujours à Missérété), l’affaire Cen Sad, machine  agricole, et la liste est longue. Des années après, ces dossiers sont toujours sur la table des Juges. Yayi est empêtré dans de nombreux dossiers et on se demande pourquoi il veut jouer au saint sans solder ses dettes envers la nation béninoise. Non content d’avoir pillé les caisses et crée toutes les ennuies à son successeur, Yayi se décide encore une fois à entrer en politique pour perturber la sérénité de la gouvernance de l’actuel Chef de l’Etat. Pour réussir le coup, il tente des jeux d’approche. En fait, l’attitude de Yayi samedi dernier n’est rien d’autre qu’un clin d’œil à l’actuel Président de la République. Une supplication voilée pour passer l’éponge sur ses actes délictueux et lui permettre de revenir en politique. Une sorte de stratagème, mais on sait déjà l’entreprise du renard politique. Cette fois-ci, il ne pourra pas. Le peuple n’est pas dupe. Ses nombreuses affaires non encore élucidées lui collent à la peau et on se demande ce qu’il pourra dire de nouveau pour vraiment charmer le peuple. Il n’y a pas de place à accorder à Yayi et ses sbires qui ont mis ce peuple à genoux. Si Yayi compte revenir sur la scène, il doit attendre que les nombreuses affaires qui l’accablent soient élucidées par la justice (ce qui serait difficile). Autrement, il faudra demander au peuple de le sanctionner. Il n’y a pas d’arrangement politique qui vaille cette fois-ci car le crime ne doit pas rester impuni.

 AT