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marcellin-laourouL’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm a reçu, dimanche 10 juin 2018, Marcellin Laourou, ex chef de la brigade port de Cotonou. Muté à la tête du service des interventions rapides dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, il approuve l’acte du ministre Romuald Wadagni quant aux dernières mutations à la douane.

Le capitaine Marcellin Laourou donne blanc-seing aux affectations effectuées par le ministre des Finances. Sur radio Océan Fm dimanche dernier, l’ancien chef de la brigade du port de Cotonou a été ferme : « L’autorité a bien fait, parce qu’en avril passé, j’ai bouclé 4 ans à la brigade du port et il est temps que je quitte ce service » a-t-il déclaré. A en crois, l’invité de Hospice Houénou de Dravo, la longévité au poste ne permet pas à l’agent d’être efficace en matière de répression. « En matière de répression, lorsque vous vous habituez aux usagers, vous n’arrivez plus à faire le travail comme cela se doit. Je crois que c’est normal et je ne peux que remercier les autorités pour m’avoir fait cette confiance et j’espère que j’ai comblé un tant soit peu leurs attentes. A partir de ce moment, je prends l’engagement de mieux faire là où je suis envoyé », a-t-il déclaré. Sur la question de savoir si cette vague d’affectations n’est pas liée au vote de la loi sur le code pénal par l’Assemblée nationale, qui interdit en son article 929 le commerce de l’essence de contrebande, Marcelin Laourou a répondu « non ». Selon lui, c’est dans l’ordre normal des choses que le ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni, procède à ces affectations dont la périodicité est de deux ans. « Ces affectations à la douane n’ont rien à voir avec le vote de la loi sur le Code pénal. Le ministre étant quelqu’un de prévisible, il ne voulait pas atteindre le mois de juillet pour faire les affectations. Il l’a fait pour que les dispositions soient prises et que tout le monde se mette au travail dès le mois de juillet »,a-t-il précisé.  Marcellin Laourou a fait savoir que les affectations respectent  des critères bien définis.  Il y a une commission qui fait un travail préalable. Cette commission est composée de l’inspecteur général des services, du directeur de la gestion des ressources, du représentant du syndicat, du directeur général et son adjoint. « Nous sommes appelés à recouvrir des fonds pour la République. Le ministre a un pouvoir discrétionnaire. Les affectations se font sur des critères de bonne moralité, de probité et de compétence », a-t-il justifié. Il a, pour finir, fait savoir que depuis l’avènement du président Patrice Talon, il y a eu beaucoup de changements de comportements à la douane. « Quand quelqu’un fait une erreur, il faut le sanctionner. Quand tu ne le fais pas, c’est toi l’autorité qui est sanctionnée. Aujourd’hui à la douane, pour ne pas exagérer, je peux dire que c’est l’impunité zéro », a-t-il conclu.

 Léonce Adjévi