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La délégation ministérielle sur le terrain pour mesurer l’ampleur des dégâts

Un incendie s’est déclaré en début de matinée du lundi 16 avril 2018 au marché Dantokpa. Il est intervenu précisément dans la zone de vente des produits céréaliers où des magasins sont partis en fumée. Le feu a tout ravagé sur un périmètre d’environ quatre mille mètres carrés causant ainsi d’importants dégâts matériels.

C’était un véritable brasier le lundi matin sur le site de grossistes de céréales du marché Dantokpa. Des sacs de maïs, de mil, de sodja, de riz, de haricot, de pâtes alimentaires, d’épices sont entièrement consumés par le feu qui, dans sa furie, a réduit en cendres un grand nombre de hangars. Le visage triste, les yeux larmoyants, la plupart des victimes, nous ont confié avoir perdu la totalité de leurs marchandises. «  Je n’ai rien pu récupérer à mon arrivée, plus de 90 sacs de maïs et vingt (20) sacs de haricot, une commande reçue seulement le samedi dernier. Le feu a tout réduit en cendres », a laissé entendre l’une d’elles. Une autre marchande a déclaré avoir été informée par appel téléphonique du drame.   «  Je dormais à la maison quand  j’ai reçu un appel m’annonçant que mon magasin est en feu. Le temps que je vienne, tout a brûlé. Nous sommes trois à occuper le magasin. J’ai perdu neuf sacs de Mawè, plus de vingt sacs d’Agbéli. Mes congénères en ont perdu une vingtaine », a-t-elle ajouté. Même son de clocdantokpahe avec les vendeurs d’épices se trouvant dans cette zone. De la dizaine de sacs d’ail et poivre que ces commerçants nigériens ont stockés, ils n’ont rien pu récupérer. C’est le cas de Hervé Fonton, qui a perdu plus de 3 millions de Francs Cfa de marchandises qu’il a réceptionnées seulement samedi dernier et plus de 200 sacs de maïs et haricot.

 La prompte réaction des sapeurs pompiers

 Alertés, les sapeurs pompiers sont arrivés sur les lieux pour éteindre les flammes. Selon le lieutenant-colonel, Sanni Gomina, directeur adjoint du groupement des sapeurs, il a fallu plus de 5 engins pour maîtriser ce feu, vu la superficie embrasée qui est environ 4000 mètres carrés. « Les sapeurs pompiers ont été appelés aux environs de  4h 16 minutes pour éteindre un feu au niveau du marché Dantokpa. Très vite, l’équipe d’intervention s’est dépêchée sur les lieux. Vu l’ampleur du feu, on a demandé immédiatement des renforts au niveau du centre de secours de Saint Jean, et également des renforts ont été envoyés du centre de secours de Sodjatinmè et de Calavi. Ce sont ces quatre engins qui ont commencé à travailler.  Aux environs de 6h du matin, nous avons demandé au Port autonome de Cotonou et à l’Asecna de nous venir en appui, et ils ont participé à l’extinction du feu. Très vite à l’arrivée des pompiers, ils se sont attelés à circonscrire le feu », a-t-il expliqué. L’origine de l’incendie n’est toujours pas encore connue. Mais les investigations se poursuivent, a précisé le lieutenant-colonel Sanni Gomina. Quelques heures après ce drame, une délégation gouvernementale s’est rendue au  marché Dantokpa. Composée des ministres de la décentralisation, de l’intérieur, du cadre de vie, du préfet du Littoral, du maire de la ville de Cotonou, et du directeur général de la Sogéma, la délégation est allée constater de visu l’ampleur des dégâts. Face à la détresse des sinistrés, elle a  appelé ces derniers au calme.

 Une cellule de crise mise sur pied

 Joint par la radio Océan Fm, le directeur de la Sogéma, Armand Gansè, a déploré l’ampleur des dégâts matériels, même s’ils ne sont pas encore évalués. Mais la Société de gestion des marchés autonomes du Bénin (Sogéma), dont il a la charge y travaille déjà, a-t-il annoncé. Une cellule de crise est en train d’être mise en place pour une assistance psychologique des victimes. Ensuite, la Sogéma va procéder à la reconstruction de la zone pour permettre aux sinistrés de continuer leurs activités. « Nous sommes en train d’installer une cellule de crise pour rencontrer les victimes et les calmer. Nous allons aussi voir notre ministre de tutelle pour savoir ce qui sera fait, notamment la reconstruction des zones parce qu’il faut reconstruire immédiatement  la  zone pour permettre aux dames de continuer leurs activités. Notre compte rendu va prendre en compte tous ses éléments pour permettre à la hiérarchie de vite réagir. Le nombre de boutiques touchées, j’ai fait recours à la direction de recouvrement. Nous avons dans nos livres ici le nombre de boutiques disponibles dans cette zone. C’est à la suite de la réunion que je pourrai vous dire le nombre de boutiques touchées », a-t-il conclu.

 Léonce Adjévi