Spread the love
marche-fsp
Echec cuisant pour les membres du Fsp

Prévue pour se tenir le mardi 23 janvier 2018, la marche du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a eu lieu. A l’arrivée, c’est à une scène de théâtre qu’on a eu droit puisque la mobilisation n’était pas au rendez-vous.

Annoncée comme la marche de protestation du siècle, elle a été finalement un échec patent. En effet, la foule qui était attendue n’a pas fait le déplacement. Les populations ont compris qu’elles ont mieux à faire que de suivre des opposants en perte de vitesse. A la place Lénine, lieu de départ, il y avait quelques badauds qui ont été sollicités pour faire une prestation de service. La déception et l’inquiétude pouvaient se lire sur les visages de la bande à Léonce Houngbadji qui, certainement, était déçu de la mobilisation. Malgré la modification de l’itinéraire par Modeste Toboula, préfet du littoral, pour raison de sécurité, ils se sont entêtés et voulaient créer l’incident afin de contrarier le gouvernement. Mais là encore, leur plan a été déjoué. Les forces de l’ordre, avec beaucoup de doigté et de professionnalisme, ont géré la situation sans heurts. Sur leur parcours, d’autres recrutements ont été faits toujours pour étoffer le nombre de manifestants. La marche a échoué à la Bourse du travail qui est devenue depuis peu le refuge de politiciens en perte de vitesse. Là, des messagesteintés de mensonge ont été livrés pour montrer que le pays va mal et surtout endormir le peuple. Erreur !Ce peuple est aujourd’hui mûr et ne cède plus à la manipulation. Dans l’ensemble, ce sont des ressentiments personnels qu’ils ont étalés à cause des robinets de la fraude et de la dilapidation des deniers publics qui leur ont été fermés.Dans leur réquisitoire contre le pouvoir en place, ils estiment que le peuple est appauvri et pourtant, nous ne sommes pas en cessation de payement de salaire, les microcrédits aux plus pauvres ont été relancés, la gratuité de la césarienne a été renforcée. Autant de mesures sociales qui permettent d’affirmer que le gouvernement de la rupture est dans le social. Et pourtant, ces ennemis du développement continuent de chanter le contraire. Pour finir, ils réclament des assises nationales qui, selon eux, permettront de sortir le Bénin de la situation délétère qui n’existe qu’à leurs yeux. Mais ce que Azatassou et autres oublient, c’est que ces assises ont été réclamées à corps et à cri  sous l’ancien régime, mais ils étaient les premiers à rejeter cette offre et à signifier que nous ne sommes pas dans un Etat de siège. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé pour que les mêmes personnes qui ont refusé la tenue des assises nationales les réclament aujourd’hui ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ?  Ils sont certainement les seules à répondre à cette question. Mais à y voir de près, on pourrait déduire le manque de sérieux de ces acteurs politiques sclérosés qui se battent comme des diables dans l’eau bénite. Et ceci est le prix de l’inconstance en politique.

 Armel Nelson Avadémey