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Emprunt2L’inexorable lutte contre la pauvreté et le chômage ne cesse de hâter les pas au gouvernement du Nouveau départ. Et pour vaincre la fatalité, le Chef de l’Etat multiplie les initiatives pour sortir le pays de sa léthargie. Le dernier acte en date est l’emprunt obligataire Tpbj 6,50% 2018-2025 lancé, lundi 23 avril 2018,  sur le marché de l’Uemoa pour mobiliser soixante (60) milliards de francs Cfa au profit de quatre secteurs.

Le président Patrice Talon a une vision prospective du développement que beaucoup ne perçoivent pas encore. Dans le feu de la gouvernance de l’Etat, on   constate qu’il a un sens d’anticipation sur les problèmes qui donne des allures prophétiques à ses déclarations. Alors qu’il a promis de travailler à réduire et éradiquer la précarité, beaucoup n’y croyaient pas. Mais aujourd’hui, les actes posés parlent d’eux-mêmes. Et le lancement de l’emprunt obligataire Tpbj 6,50% 2018-2025 sur le marché de l’Uemoa témoigne que le locataire de La Marina a un flair inouï qui lui permet d’identifier les potentielles sources de mobilisation de ressources pour impacter la vie de ses concitoyens. Avec cette opération, c’est soixante milliards de francs Cfa qui sont attendus pour financer une partie des investissements prévus dans le Programme d’action du gouvernement au titre de l’année 2018. Ces projets concernent quatre secteurs stratégiques à haut potentiel et jusque-là sous-exploités. Il s’agit de l’Agriculture, du Tourisme, des Transports et du Cadre de vie. A terme, les investissements à consentir par le gouvernement du Nouveau départ permettront non seulement d’accélérer la croissance économique, mais surtout de transformer le cadre de vie et d’apporter un mieux-être aux populations qui ne demandent que le pain et la paix. Par exemple, avec les projets structurants qui mettent l’accent sur le développement des filières à haute valeur ajoutée (ananas, anacarde, maïs, manioc et riz), ce serait la sécurité alimentaire qui serait ainsi assurée pour tous. De même, l’exportation de ces produits agricoles assurera une meilleure entrée de devises pour le Bénin. Mais ce qui est essentiel à souligner, c’est la main d’œuvre locale qui sera utilisée. Car, les différents chantiers qui seront ouverts dans le domaine des Infrastructures engendreront des emplois directs et indirects pour  les milliers de jeunes. Mieux, les bonnes dames pourront aussi accroître leur potentiel commercial. Car, le commerce de proximité tirera grand profit de ces investissements. L’enjeu est de taille, et il importe de soutenir le gouvernement dans cette dynamique. Le soutenir en souscrivantà hauteur de 10 000 FCfa par Obligation. Six millions de titres sont disponibles. La durée de l’emprunt est 7 ans dont 3 ans de différé. La période de souscription est prévue du 23 avril au 22 mai 2018. En termes de taux d’intérêts, l’opération prévoit 6,50% par an. Les intérêts seront payables semestriellement à partir de la date de jouissance des titres. Le remboursement du capital sera semestriel, par séries égales (amortissement constant), après les trois années de différé, conformément au tableau d’amortissement indicatif de l’emprunt.Ce paiement sera assuré par le Dc/Br via les Sgi et les banques teneurs de comptes agréées par le Crepmf. La liquidité des titres est garantie par leur cotation à la Brvm. Etant donné que ce n’est pas la première fois que l’Etat du Bénin fait recours au marché financier régional de l’Uemoa pour financer d’importants chantiers, il n’y a pas de crainte à avoir quant aux possibilités de remboursement. En effet, le Bénin est dans un état d’absence de risque de défaut, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de possibilités que le Trésor public se retrouve en « faillite » et ne pas pouvoir rembourser cet emprunt obligataire. Donc, le remboursement est entièrement garanti. Mieux, depuis 2006, le Bénin a régulièrement honoré à bonne date toutes les échéances. Les emprunts ont été intégralement remboursés sans incident à leurs échéances respectives.Pour les banques, il faut souligner que les obligations Tpbj sont admissibles en refinancement auprès de la Bceao, c’est-à-dire qu’elles pourront aller se fournir en liquidités auprès de la Banque Centrale, en « mettant en pension » les obligations en leur possession.

 Quid d’un emprunt obligataire ?

 Un emprunt obligataire est un instrument financier émis par une personne morale (Etat, collectivité publique, entreprise publique ou privée) qui reçoit en prêt, une certaine somme d’argent de la part des souscripteurs des titres. Le recours à l’emprunt obligataire permet de se financer en dehors du circuit bancaire classique. Il est notamment utilisé en raison de sa souplesse au niveau des conditions et des modalités comparativement au mode de financement ordinaire classique. L’emprunteur émet des obligations que des investisseurs achètent. Un intérêt est versé périodiquement, tandis que le capital sera remboursé à une date prévue. Un emprunt obligataire peut offrir une rémunération à taux fixe ou à taux variable. Il est très important de préciser que la souscription n’a aucun caractère obligatoire.L’émission obligataire est ouverte à toutes les personnes physiques et morales, aux investisseurs institutionnels régionaux et internationaux désireux de faire des placements sur le marché financier de l’Uemoa.