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Marche Dogbo
Les marcheurs ont exprimé leur mécontentement dans les rues de Dogbo

Les enseignants et les militants de la Coordination départementale des organisations syndicales du Couffo ainsi que les apprenants des Ceg du département ont effectivement battu le macadam hier jeudi 8 février 2018 sur la préfecture d’Aplahoué. Ceci, pour dénoncer les agissements du maire de Dogbo, Vincent Akakpo, et l’arrestation de l’élève Christian Kpobli.
Regroupés par centaines, ces élèves, syndicalistes et enseignants du Couffo ont sillonné tous les artères de la Commune d’Aplahoué avant de se regrouper devant la préfecture où une motion a été lue. A l’entame, le premier rapporteur de la coordination des organisations syndicales du Couffo, Rodolphe Sègnanka, a dénoncé l’arrestation arbitraire de Christian Kpobli, élève en classe de Terminale A à Dogbo. Pour lui, c’est un acte attentatoire à la liberté. Mieux, cette arrestation frise un crime contre la démocratie et les libertés fondamentales. Raison pour laquelle, il a invité les autorités préfectorales à parer au plus pressé pour libérer cet apprenant et poursuivre les négociations pour  la reprise des cours. Pour rappel, c’est dans la journée du mardi 6 février 2018 que l’élève Christian Kpobli a été arrêté à son domicile par la Police. Selon les autorités du Commissariat, il serait l’auteur des actes de vandalisme perpétrés le 30 janvier 2018 contre la mairie, suite au relèvement arbitraire du Directeur du Ceg 1 de Dogbo, François Touvi. « Les élèves et professeurs protestent contre cet acte attentatoire à la liberté de conscience et exigent l’annulation de cette mesure.  L’élève Christian Kpobli est l’un des responsables des élèves qui participent  à cette lutte pour la sauvegarde de la démocratie dans notre pays. Toutes les manifestations organisées par les élèves de manière autonome ou conjointement avec  les enseignants n’ont jamais porté atteinte ni aux biens ni aux personnes», mentionné le premier responsable syndicale, Rodolphe Sègnanka. Au regard de ces faits, les organisations syndicales ont, par la voix de Rodolphe Sègnanka,  lancé  un appel vibrant aux travailleurs de tous les secteurs, de toutes les catégories, aux organisations démocratiques à se lever comme un seul homme pour barrer la voie à l’imposture.

C. A.
(Br Mono-couffo)