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Marie-Odile-Attanasso
Marie-Odile Attanasso était l’invitée de »zone franche »

La ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, était l’invitée de l’émission dominicale « Zone franche » du dimanche 14 avril 2017. Au cours des échanges, elle est revenue sur les réformes en cours dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur.

Ces derniers 12 premiers mois du Nouveau départ, des réformes ont été engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur. Certaines ont suscité des vagues de critiques dans le rang des acteurs et même des politiques.  La question de la carte universitaire,  la réforme au niveau des bourses et secours universitaires, l’interdiction d’activités et la suspension des subventions des organisations syndicales, la réforme au niveau des universités privées sont autant de sujets à polémique. Au cours des échanges, la ministre est revenue sur l’esprit des différentes actions engagées. Par rapport à la question de la réforme de la carte  universitaire, Marie-Odile Attanasso a fait savoir que le souci du gouvernement en initiant cette réforme était de réduire les tendances régionalistes qui existaient et qui consistaient à confiner les apprenants dans une aire géographique donnée. Aussi, l’ossature des universités ne prenait-elle pas en compte la délocalisation des spécialités en raison des atouts des régions. C’est donc tous ces dysfonctionnements que la nouvelle carte a tenu à corriger en accordant une place de choix à la rationalisation des ressources à travers une localisation géographique des enseignants. Au sujet de la question des bourses, l’autorité a expliqué les dérives notées par le passé. Celles-ci favorisaient l’affairisme au mépris des étudiants méritants. La réforme gouvernementale a consisté à assainir le secteur, mais aussi à opérer une mensualisation et un paiement par le trésor des desdites allocations. L’épineuse question des examens nationaux pour la Licence et le Bts n‘a pas été aussi occultée. À ce niveau Marie-Odile Attanasso a déclaré qu’il sera organisé en août les examens nationaux en Licence et Master. Ceci se fera jusqu’en 2019 pour permettre aux universités dont les diplômes ne sont pas homologues de le faire. « Après 2019, celles qui n’auront pas rempli les formalités seront systématiquement fermées », a-t-elle fait savoir. L’autre sujet brûlant, c’est l’interdiction des activités estudiantines sur les campus. Tout en respectant la décision de la Cour constitutionnelle, la ministre a rappelé les différentes démarches déjà entreprises pour permettre le démarrage des activités des étudiants. Elle a toutefois souligné que cette reprise se fera dans un cadre précis et basé sur la responsabilité. Pour la construction d’infrastructures dans les universités publiques, elle a déclaré qu’il y a des raisons d’être optimiste. « D’ici 2021, nous allons rénover nos universités. Nous ne pourrons pas tout faire, mais un gros effort sera fait dans ce sens », a-t-elle déclaré.
 
Hospice Alladayè