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0001Aux premières heures de l’annonce de la mort du Général Mathieu Kérékou dans l’après-midi de ce mercredi 14 octobre 2015, c’est la consternation dans le rang des hommes politiques que ceux de la société civile. Martin Assogba et Gaston Zossou ont livré leurs premières impressions. Lisez ci-dessous leurs déclarations au micro de radio Océan.

Martin Assogba, Président de l’Ong Alcrer : le Général Mathieu Kérékou est un père à moi
Je ne peux pas me contenir, je suis en pleurs, parce que le Général Mathieu Kérékou est un père à moi. Il m’appelle américain. Il adore ce que je fais et il me donne beaucoup de conseils. Depuis qu’il est à la maison, j’allais de temps en temps le voir. Vous savez ? Le président Mathieu Kérékou, personne ne peut le nier dans ce pays. Après avoir fait 17 ans de parti unique et que nous avons tous décrié, il est revenu sur ces pas et il a trouvé après qu’il était en train de faire souffrir sa population. Il a accepté que nous puissions faire une conférence des forces vives et il a accepté que les recommandations de la conférence des forces vives soient une recommandation applicable et tout de suite, et il l’a fait. Vraiment, il a accepté que la démocratie s’installe. Il est resté dix ans à nous conforter à travers l’enracinement de la démocratie, lui-même à la tête. Vous voyez qu’après son départ depuis dix ans, nous sommes rentrés dans une spirale indescriptible. On a tout fait pour étouffer la démocratie qu’il a mise en place.

Gaston Zossou, Ancien ministre du Général Mathieu Kérékou : j’ai le cœur Brisé…
Je salue avec beaucoup de respect la mémoire de l’homme des conférences nationales africaines qui ont permis à notre continent à la fin des années 90 d’aborder de façon plus ou moins heureuse selon les pays l’ère de renouveau démocratique. Je salue aussi la mémoire d’un homme d’Etat dans le camp duquel j’ai servi et qui m’a montré de façon constante un sens élevé de l’Etat. Je l’ai vu toujours porter sur l’ensemble des enfants du Bénin, un regard égal donnant à chacun réellement sa chance sans aucune fraude. Je salue enfin l’homme qui au plan professionnel, et ça c’est personnel, si vous le permettez, m’a fait confiance, à ma manière d’être, d’aborder les questions. Je suis profondément reconnaissant et j’ai le cœur brisé.
Propos transcris par Judith Rolande Capo-Chichi