Spread the love

Kérékou cerceuilNous sommes au 4ème et dernière journée d’hommages de la nation à l’endroit de l’ancien chef d’État Mathieu Kérékou décédé le mercredi 14 octobre dernier. Avant l’inhumation dans sa dernière demeure ce samedi 12 octobre, l’homme a bénéficié d’une messe d’enterrement au stade municipal de Natitingou. C’était en présence d’une multitude de personnalités.

La dépouille mortelle de l’homme du 26 octobre 1972 a rejoint la pelouse du stade municipal de Natitingou ce samedi 12 décembre autour de 10 heures 45 minutes. Ceci en présence du chef de l’Etat Boni Yayi et de son homologue togolais Faure Gnassingbé et bien d’autres personnalités du pays. Mathieu Kérékou a eu droit à un dernier hommage militaire en symphonie avec les 29 coups de canon. La messe d’enterrement proprement dite a commencé autour de 11 heures. Une eucharistie présidée par l’archevêque de Parakou Paul N’Koué en collaboration avec Monseigneur Paul Vieyra, Evêque de Djougou. A ouverture de la messe, le père célébrant note trois valeurs chez le défunt. De ses propos, on reteint que Mathieu Kérékou est un rassembleur du nord au sud, un homme patient qui savait se taire et un homme qui n’aimait pas l’injustice. « Puisque nul n’est parfait, nous sommes ici pour demander à Dieu de lui pardonner pour ses péchés » a poursuivit l’archevêque de Parakou Paul N’Koué. La première lecture est tirée de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains, chapitre 14 versets 7 à 12. L’évangile  est tiré de saint Luc Chapitre 12 versets 35 à 40. L’archevêque de Parakou a insisté sur la grandeur du disparu. « Si la nation lui rend hommage, ce n’est pas parce qu’il n’a jamais commis d’erreur mais parce qu’il a reconnu ses erreurs en demandant pardon » a-t-il notifié. Comme quoi, Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se corrige en obéissant à sa parole. A en croire Paul N’Koué, l’obéissance à la parole de Dieu se situe à deux niveaux : l’amour que l’homme doit avoir à son créateur et l’amour a son prochain. Comme une sensibilisation à l’endroit des différentes personnalités présentes, les pères célébrants ont mis chacun à son tour un accent particulier sur l’importance de l’unité nationale. La célébration eucharistique a pris fin autour de 14 heures. Le général sera enterré plus tard dans l’intimité familiale dans cette cité des Nato auprès de sa chère mère « Maman » Yokossi.

Marcus Koudjènoumè