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maurice
Le silence du père de la constitution donne matière à réflexion sur le régime Yayi

Pour cette fois-ci, l’un des pères de la Constitution béninoise a préféré garder le silence. Il veut bien parler, mais pense qu’il faut laisser d’autres donner leur point de vue. Ce silence n’est pas à négliger. Il avait déjà parlé, à plusieurs occasions. Il avait déjà donné sa position. On se rappelle encore de sa déclaration du 11 Décembre 2014 à la place de l’Etoile de rouge, lors de la marche organisée par les forces politiques et sociales pour commémorer la Constitution. Au cours de cette marche, il a rappelé l’importance qu’il y a à respecter cette loi fondamentale du Bénin. Le professeur Ahanhanzo Glèle n’a jamais été d’accord avec ce qui se passe. Il a toujours été contre ce qui se trame au sein de la mouvance présidentielle pour influencer la Constitution béninoise. Il est d’accord pour la révision, mais pas pour avantager quelqu’un et, à chaque fois qu’il en a l’occasion. il a attiré l’attention de tous sur le respect des principes fondamentaux de cette loi. La limite du mandat présidentiel et celle de l’âge lui sont chères. Et au moment où il a été élu président d’une commission mise en place par Yayi Boni pour relire cette loi, il l’a dit et mentionné, même si dans le projet transmis à l’Assemblée nationale, les propositions de sa commission n’ont pas été prises en compte. Le Professeur s’est tu et a certainement préféré voir Yayi et ses compagnons commettre leur forfait. Il veut peut-être voir jusqu’où ils iront dans leur volonté. C’est une position de sage.

 Félicien Fangnon