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Patrice-Talon2018
L’intervention du chef de l’Etat sollicitée

Créé par l’arrêté n°6024/Msp/Dc/Sgm/Cadzs du 14 décembre 1998, l’hôpital de zone de Kouandé n’assure guère la qualité des prestations dignes d’une formation sanitaire de référence. Malgré qu’il soit réglementé par le décret n°98-300, on y note un dysfonctionnement sans précédent. Les bureaux de la coordination et sa résidence sont inoccupés. L’hôpital est à Kouandé alors que le coordonnateur réside à Péhunco et le dépôt pharmaceutique à Kérou. Une anomalie qui a amené un citoyen de Kouandé, Mohamed Kadiri, à saisir le chef de l’Etat. Lire ci-dessous, la lettre ouverte.

                       

 A

 Son Excellence Monsieur le président de la République

Cotonou

 Objet : Demande d’intervention, a/s Hzk

 Excellence Monsieur président de la République

 Comme suite à l’objet susmentionné, j’ai l’honneur de vous révéler très respectueusement ce qui me paraît incohérent au niveau de l’hôpital de zone de Kouandé (Hzk). De quoi s’agit-il ?

L’hôpital de zone de Kouandé a été créé par l’Arrêté N°6024/Msp/Dc/Sgm/Cadzs du 14 décembre 1998 comme les trente-trois (33) autres hôpitaux de zones de notre pays et c’est le Décret N°98-300 qui réglemente leur fonctionnement. Ainsi à ce jour, il existe 34 zones sanitaires au Bénin y compris celui de Kouandé. Cependant, force est de constater que dans l’Atacora où il y a trois zones sanitaires, celui de Kouandé est la seule zones où le fonctionnement est stupide telle que : la coordination à Péhunco, le dépôt pharmaceutique à Kérou et le modeste plateau technique à Kouandé. Pour le moment, le débat n’est pas à la modestie du plateau technique ; mais plutôt aux inoccupations des bureaux de la coordination et sa résidence ainsi qu’au local devant abriter le dépôt pharmaceutique. Hzk traine cette incongruité depuis plus de vingt (20) ans déjà. Les deux mandats successifs du feu président Mathieu Kérékou et du président Boni Yayi n’ont su corriger une telle absurdité de gestion qui à coup sûr pèserait sur les maigres ressources allouées à cet hôpital de zone.

Imaginez, si le Médecin-chef, de Hzk veut des produits, il s’adresse au Coordonnateur à Péhunco qui se déplace à son tour à Kérou pour l’enlèvement et revient avec le stock à Kouandé. Est-ce cela n’est-il pas périlleux ? Perte d’énergie, de temps et plus de risque sur toute la ligne parfois à cause d’un seul produit, il faut parcourir la distance Kouandé-Péhunco 37km, puis Péhunco-Kérou 74 km soit 111 km au total et donc 222 km pour l’aller-retour. Un tel trajet n’est-il pas de trop pour la livraison des produits et sur l’efficacité des soins administrés dans cet hôpital de zone ? a bien malin qui pourrait le dire.

A ce jour, deux (02) années du Nouveau départ de notre Cher président, Son excellence Monsieur Patrice Guillaume Athanase Talon se sont écoulées sans que les autorités au niveau local et départemental n’aient pu trouver de solution propre à ce problème ; bien que les populations ne manquent pas de soulever ce problème à chaque fois que des occasions se présentent à elles pour l’exprimer. Elles attendent de vous une restructuration de cet hôpital. Si vous arriveriez à le faire, il resterait graver dans la mémoire collective des filles et fils d Kouandé qu’en votre temps, vous gouvernement de la Rupture en général et Dr Alassane Séidou en particulier, avez œuvré pour que HZK fonctionne  dans toutes les dimensions. Le régime du Nouveau départ nous a déjà habitué de façon très salutaire à ses prises de décisions non populistes et à une gestion rationnelle des ressources de l’Etat. A titre d’exemple, je voudrais citer les exploits jamais inégalés dans notre pays comme : la nomination en Conseil des ministres de douze (12) Préfets des départements du Bénin en moins de cinq (05) mois de gestion administrative du pays ; la restructuration de carte universitaire et de beaucoup d’autres ministères.

Excellence Monsieur le président, après moult réflexions telle est votre honneur, la substance de l’objet susmentionné que je viens très respectivement soumettre à votre bienveillance. Tout en vous souhaitant une bonne réception, je vous remercie d’avance pour l’attention avec laquelle  vous examinez la présente requête et vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le président, l’expression de ma parfaite considération. En cette orée d’année 2018, je vous formule mes meilleurs vœux ainsi qu’à vos collaborateurs. Aussi, ces vœux s’adressent-ils à votre noble famille. Je ne saurai terminer sans demander qu’Allah le Tout puissant, le Défenseur des pauvres, face jaillir sur vous ses mansuétudes, ses magnificences et qu’il vous garde dans vos salvatrices missions.

 

Natitingou, le 12 mars 2018

 Mouhamed Kadri