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santeLa qualité des soins dans les centres hospitaliers de référence due à l’état du plateau technique préoccupent les spécialistes de santé. C’est pourquoi ils ont organisé du 27 au 29 juin 2018 au Centre de dépistage et de traitement de l’ulcère de buruli à Allada, des journées nationales de médecines modernes. L’objectif est d’identifier les maux qui minent le secteur pour y apporter des solutions adéquates. 

La réforme du système sanitaire s’impose de plus en plus dans les centres de santé du fait de la qualité des soins qui laisse à désirer et de l’indisponibilité des intrants dans les pharmacies. Cette mesure a été proposée dans le cadre de la 4ème édition des journées nationales de médecine d’urgence et de la 6ème édition des journées panafricaines francophones des médecines d’urgence tenues du 27 au 29 juin 2018 à Allada. Les différents thèmes présentés à cet effet par d’imminents professeurs tels que les urgences cardio-vasculaires, les urgences gynéco-obstétricales, la gestion des catastrophes, la pharmacie et l’équipement des services des urgences ont révélé les véritables problèmes dont souffrent les hôpitaux. Pour pallier la situation, les sommités scientifiques ont recommandé des réformes dans les urgences cardio-vasculaires, dans la médecine gynécologique et obstétricale et dans la gestion des urgences pour sortir les centres de santé des sentiers battus. Ils ont été soutenus par Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Il a reconnu la nécessité de réformer tout le système sanitaire. Selon lui, il est indispensable que les systèmes de santé soient revus dans leur ensemble pour être réadaptés aux vrais et réels besoins des populations et aillent vers la mise en place d’un système de couverture médicale universel qui aujourd’hui est un défi pour les pays africains. Entre autres réformes, le ministre de la Santé a proposé de prioriser celles du secteur des urgences aussi bien celles obstétricales que pédiatriques, anesthésiques et traumatologiques. De même, il a plaidé pour la mise en place d’une stratégie nationale pour la gestion médicale des situations de catastrophe soutenu par une volonté politique sans faille. « Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Il n’est plus acceptable que nos compatriotes meurent dans des conditions aussi désastreuses. Nous pouvons beaucoup avec le peu de moyens que nous avons. Il est capital que nous en prenions conscience », a déclaré le ministre Hounkpatin.

 Odi I. Aïtchédji