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bastien sLe Conseiller communal de Sakété, Bastien Salami a opiné sur les sujets brulants de l’actualité. Il estime que la Cour constitutionnelle s’est trompée dans sa décision du jeudi 18 janvier 2018, qui ne valide pas le retrait du droit de grève à certains corps de l’administration publique. C’était sur l’émission «Ma part de vérité» du dimanche 21 janvier 2018.

La Cour constitutionnelle s’est trompée dans sa décision ayant invalidé l’article 50 de la loi portant retrait du droit de grève au Bénin. C’est l’avis de Bastien Salami, Conseiller communal de Sakété sur l’émission « Ma part de vérité » du dimanche 21 janvier 2018 sur Golfe télévision. Pour l’invité,  cette décision de la Haute juridiction n’est pas cohérente avec celle prise en 2011 qui interdit la grève aux douaniers. « Pourtant, ils sont quatre Sages dans l’équipe actuelle qui étaient membres de l’institution à l’époque », a-t-il souligné. Il a estimé que la Cour devrait également valider cette loi car, les douaniers peuvent aussi déposer une motion de grève et demander un recours sur la décision qui valide le retrait du droit de grève aux paramilitaires. « Le législateur s’est vu dans l’obligation de voter cette loi parce qu’il a constaté que ces mouvements déclenchés tous azimuts sont en train de créer des préjudices au pays », a-t-il déclaré. Selon lui, cette décision de la Cour frise le rétropédalage par rapport à la décision de 2011 qui retire le droit de grève aux douaniers et celle de 2002 qui autorise le législateur à recadrer le droit de grève. Il a fustigé le fait que, malgré cette décision de la Cour, les syndicalistes aient décidé de reconduire les mouvements de débrayage. « On peut dans ce cas parler de grève politique car, cette décision de la Cour qui rejette l’article 50 est favorable aux centrales et confédérations syndicales. Donc, elles devraient suspendre leur motion et privilégier le dialogue pour le dégel de la situation ; ce qui n’est pas le cas », a-t-il indiqué. Ensuite, le vote du statut des magistrats leur accorde des avantages conséquents par rapport à leur fonction. Tout ceci dans le but de compenser leur sacrifice au travail. Pour Bastien Salami, le Chef de l’Etat peut promulguer la loi sans l’article 50 ou carrément laisser le législateur fait sa relecture. « Le gouvernement n’est pas obligé d’aller au dialogue mais, dans son discours de présentation de vœux aux institutions, Patrice Talon s’est montré disposer à un accord avec les syndicats afin de trouver une solution à cette paralysie générale de l’administration », a ajouté l’invité. Il a souhaité que cette décision de la Cour ne crée pas de conflits entre les deux institutions. Pour finir, il a invité les syndicalistes au patriotisme et à privilégier le dialogue.

Donald Kévin Gayet (Stag)