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PRESIDENCE-DE-LA-REPUBLIQUESéraphin Agbahoungbata, Jacques Ayadji, Judes Lodjou et Guy Mitokpè ont rencontré les responsables d’étudiants dans l’après-midi d’hier mercredi 10 août. Dans le calendrier, il est prévu la rencontre de l’autorité rectorale, des professeurs et du ministre de tutelle.

Ils savent passer le code militant et il semble qu’ils ont été bien écoutés. Face à leurs jeunes frères hier mercredi, Séraphin Agbahoungbata, Jacques Ayadji, Guy Mitokpè et Judes Lodjou, tous anciens responsables d’étudiants, ont accordé plus de temps à l’écoute. A cette séance, les responsables d’étudiants se sont vidés à tour de rôle. Chacun a exprimé ce qui le fâche dans cette crise aux issues hypothétiques. « Nous avons narré aux aînés comment les choses ont évolué jusqu’à l’invalidation et à la radiation de nos camarades. C’était une séance pour nous écouter. L’Intendant du Palais, Séraphin Agbahoungbat a dit qu’il nous a compris et qu’il va entreprendre cette même démarche auprès des autorités. Je pense qu’il est en train de faire l’état des lieux. Il ne nous a rien dit de particulier, mais nous avons eu l’occasion de lui dire tout ce qui s’est passé », a déclaré le Président de l’Uneb. Pour Jacques Ayadji,  ancien président du Bureau d’union d’entité, la spécificité de la crise impose une démarche qui permette à chaque acteur de dire ouvertement ce qu’il ressent au fond de lui. L’objectif, affirme-t-il, est de contribuer à l’apaisement. « Nous venons de rencontrer les trois organisations en lutte. Nous avons pris note de leurs préoccupations. Notre objectif est de contribuer à l’apaisement », a-t-il déclaré. Dans quelques jours, le collectif constitué devra rencontrer le rectorat et ensuite la ministre de tutelle pour le même objectif. «  Nous allons écouter le rectorat demain ou après demain. Nous allons écouter madame le ministre et après on fera un point », a-t-il déclaré. Les anciens responsables d’étudiants comptent tenter la médiation dans un contexte où les positions sont assez tranchées. Le pari pourra-t-il être gagné ? La suite le dira. Pour les responsables d’étudiants, la paralysie se poursuit jusqu’à nouvel ordre. «Le mot d’ordre est lancé depuis vendredi. Ce mot d’ordre de paralysie nationale est largement respecté dans toutes les universités publiques du Bénin. Le mot d’ordre n’a pas changé et ne changera pas », a-t-il déclaré.

« Nous n’avons pas été envoyés par le Président »

« On s’est enrôlé pour résoudre la crise. On s’est dit qu’en tant qu’anciens responsables d’étudiants, nous n’allons pas laisser l’héritage être vendangé. On n’a reçu aucun mandat du Président de la République, Patrice Talon, pour faire ce qu’on a entamé par rapport à cette crise », a déclaré Jacques Ayadji.  La médiation entamée est donc, selon lui, une démarche délibérée qui ne doit pas être vue comme une quelconque mission spéciale confiée par le Président de la république Patrice Talon.

HA