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legislativeIl se murmure qu’une certaine opposition profère des menaces pour revendiquer des législatives inclusives. On sait quand ça commence, mais jamais l’issue. Le peuple béninois caractérisé par son attitude de paix légendaire saura opposer une oreille de sourd à ce vacarme qui appelle à la guerre. Le géni béninois a toujours prisé dans ses ressources intellectuelles pour gérer les périodes de crise sans effusion de sang.

Ils parlent de guerre, de peuple qui prendra ses responsabilités, de dégager les gens, bref ils sont dans une joute oratoire belliciste d’une époque révolue. Certains acteurs de l’opposition entonnent depuis lundi un chant interdit dans un pays démocratique. Ce chant de la violence que la conférence des forces vives de la Nation a enseveli revient avec insistance par le fait d’une poignée de politiques qui ne cachent plus leur volonté de mettre à sac la paix et l’unité nationale. En quête de confort et de privilèges quelque part à Porto-Novo, des députés fonctionnaires prônent la violence et s’arc-boutent sur une jeunesse qu’ils enivrent avec des discours subversifs. Ce chant fétide entonné par l’opposition annonce une mélopée qu’aucun Béninois sérieux ne peut souhaiter. Cette mélopée, si par malheur (et honte à eux) était chantée, elle ne sera que pour ensevelir, non pas ces politiciens (qui savent fuir par des moyens que nous connaissons) ou leurs enfants, mais des populations sans armes et des jeunes envoyés comme boucliers humains. La jeunesse ne devra pas servir de terreau à l’assouvissement des désirs d’une poignée de politiques qui ont vécu dans les privilèges pendant toute leur vie. La jeunesse ne doit pas commettre l’erreur de servir la cause de ces affairistes politiques. S’il y a une certitude que la jeunesse doit se forger, c’est bien celle de l’absence totale de sincérité de ces hommes politiques. Ils n’ont jamais travaillé pour ce peuple qu’ils prétendent défendre. La quête de privilèges aveugle ces politiciens qui sont prêts à tout. Il faut qu’ils soient les seuls à exposer leurs poitrines et qu’ils laissent la jeunesse en paix.

 Un peuple averti

 Il séduit par son silence et sa tempérance. Le peuple béninois fait partie de ces rares dans le monde qui ne s’émeuvent pas pour des futilités. C’est un peuple assez mur qui a son agenda, son temps et sa lecture des choses. Il est mille fois plus averti que tous ces politiciens mis ensemble. Depuis la conférence nationale des forces vives de la Nation, aucun politicien n’a réussi à posséder entièrement ce peuple, car sa force réside dans son indécision qui quelque part, fait sa force. Il sait mieux que quiconque faire la part des choses en donnant à celui qui le mérite son cœur. Il l’a fait en 2006, il l’a répété en 2016 et il le fera assurément le 28 avril. S’il décide de donner caution au plan orchestré actuellement par le pouvoir, il le fera. S’il décide le contraire, l’opinion le constatera. Dans un sens comme dans l’autre, ce peuple assez averti saura trancher de la façon la plus judicieuse au moment opportun. Ce peuple, quand il rugit, les forts tombent, les manipulateurs se cachent. Il saura trancher en son temps.

 La paix à tout prix et au prix de tout

 Nul n’est assez intelligent pour berner tout un peuple. Nul n’est assez bête pour se taire à chaque fois. La démocratie est une école et nul ne détient ses clés. Même les vieilles démocraties connaissent des moments d’hésitation. Ce qui se passe est unique. On peut interdire aux autres le recours à la violence, mais on ne saurait aussi accepter un seul chant dans le désert. Dans un pays qui a toujours trouvé dans le dialogue et le consensus les clés de son épanouissement, la beauté du vivre ensemble en harmonie et en paix convoque une prise en compte de l’aspiration générale. C’est le minimum qu’on peut espérer d’un Etat dont la culture démocratique fait école. Il est logique qu’on puisse avoir peur d’échouer et qu’on prenne ses gardes fous. Mais on peut aussi être intelligent et négocier la réussite. Tout est dans la manière. Le béninois n’est pas si exigent surtout quand il trouve son compte. A bon entendeur salut !

A T