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Lion AbomeyMardi 06 mars 2018 à Houawé dans la Commune de Bohicon, un lion  à ôté la vie à un jeune adolescent de 14 ans en classe de 4ème au Ceg3/Bohicon après s’être échappé de sa cage. Mais que disent les lois régissant  les parcs animaliers privés, au Bénin?  Le commandant  des eaux,  forêts et chasse, Vincent de Paul Béhanzin chef de l’inspection forestière du Zou éclaire l’opinion  et situe les responsabilités après le drame survenu à Houawé.  
L’élevage d’animaux sauvages en captivité au Bénin ne respecte pas les normes. Des parcs animaliers privés sont érigés un peu partout sur le territoire. Le plus souvent dans un but touristique. Mais force est de constater que parfois  certains animaux sauvages s’échappent de leur loge pour créer des dommages aux populations. C’est le cas du drame intervenu pour la toute première fois  à Houawé Zounzonsa le mardi dernier. D’après les explications du Commandant des eaux, forêts et chasse, Vincent de Paul Béhanzin,  chef de l’inspection forestière du Zou,   l’élevage de la faune en captivité est bel et bien autorisé au Bénin. A l’en croire, ce type d’activité est régi par les dispositions de l’article 102 de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 qui stipule que l’élevage en milieu confiné consiste à produire des animaux sauvages, maintenir en état de captivité ou de semi-liberté dans un endroit clôturé par tous les moyens appropriés. Il se fait, dans un but lucratif ou scientifique en vue de commercialiser les animaux, leurs viandes et autres produits dérivés. Ces animaux doivent être suivis par l’administration forestière. A ce titre, a-t-il précisé, « chez nous, il y a un service de la direction centrale qui s’occupe de cette spécificité.» En cas du drame comme celui de  Houawé Zounzonsa à Bohicon, la responsabilité des propriétaires de ces parcs est le  plus  souvent engagée. C’est l’article 107 de la même loi qui le consacre. «Évidemment dans le cas d’espèce, ça relève du pénal », a souligné Vincent de Paul Béhanzin en précisant que Houégbé Nestor Dako, détenteur du parc animalier de Houawé Zounzonsa est en règle vis-à-vis de la règlementation. « Il a reçu un permis de garde en captivité signé le 23 septembre 1996. Il détient  également une lettre de recommandation d’élevage en captivité de deux lions en date du 12 février 1996  signée du chef service chargé de la faune à l’époque. Je crois qu’il a pris toutes les dispositions à ce niveau.», a-t-il certifié.
Nestor a également son permis d’arme
Affligé par la mort du jeune adolescent, Nestor Houégbè Dako a abattu l’animal en faisant usage de son arme. Un acte que le chef de l’inspection forestière du Zou a voulu condamner. Mais tout de suite, il a compris que le propriétaire de l’arme à feu ne l’avait pas utilisée au hasard. « Heureusement même qu’il a eu une dextérité terrible si non le pire pourrait arriver. Par rapport à cela, il y a des documents qui me sont parvenus et  qui font état de ce qu’il a le permis de détention d’arme à feu», a apaisé Vincent Paul Béhanzin.  A la lumière de tous ces documents, le drame n’a pas été évité pour raison de négligence. C’est ce que l’on peut retenir du commentaire que faisaient les témoins de la scène sur le terrain. « Si la porte de la cage était soigneusement fermée, on en serait pas là », déplorait  l’un d’entre eux. Au-delà de ces lamentations, le chef de l’inspection forestière du Zou a exhorté  ceux qui détiennent de tels parcs  à s’annoncer en vue de remplir les formalités  pour le suivi de leurs opérations histoire d’épargner les populations de ces incidents.

Zéphirin Toasségnitché  
(Br Zou-Collines)