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« Dsemica fotoes études poussées ont montré que les régions à l’est et à l’ouest du Bénin regorgent de ressources en tout genre… Comme d’autres pays, le sous-sol béninois regorge d’énormes potentialités minières et pétrolières dont la mise en valeur n’est pas encore une réalité. Les ressources financières pour la valorisation des ressources minières ne sont pas disponibles dans les caisses de l’Etat ». C’est par cette phrase empreinte d’amertume que le ministre Samou Adambi, a introduit son propos, jeudi 19 juillet 2018, à l’occasion de l’ouverture, à Cotonou, du  Salon international des mines, des carrières et du pétrole. Pendant 3 jours de travaux, experts et spécialistes venant d’horizons divers se pencheront sur comment promouvoir  un Partenariat public-privé, afin de mettre en valeurs les ressources minières qui demeurent peu exploitées ou sous-exploitées dans la région du Golfe de Guinée.  De son côté, le ministre des mines du Burkina Faso a mis l’accent sur la nécessité de coopérer entre les pays. « Les initiatives transfrontalières de recherches sont rares. Nos échanges de bonnes pratiques ne sont pas légions. Nous devons prendre conscience que la coopération bilatérale, sous-régionale et interafricaine est la meilleure solution pour le développement du secteur minier en Afrique de l’Ouest », a fait remarquer Oumarou Idani.

 JPM

 Extraits du discours du ministre Samou Adambi

 « Ce salon se tient dans un contexte socio-économique marqué par des crises structurelles que traversent les économies des pays africains. Alors qu’un peu partout ailleurs dans le monde, les gouvernements se battent pour retrouver une stabilité et une croissance économique, les pays africains restent encore au stade de structuration de leurs économies. Les recettes budgétaires restent encore dans la plupart de nos pays africains, incertaines, ballotées entre l’incivisme fiscal et l’assiette non maitrisée, et ce malgré les énormes potentialités minières dont regorgent nos sous-sols. Pour révéler nos pays, il faut changer cette triste réalité. L’importance économique des ressources minières et pétrolières n’est plus à démontrer vu leur contribution au développement des pays qui les valorisent. Ces secteurs qui représentent le plus gros commerce de la planète en valeur et en volume, modifient considérablement les flux de devises au détriment des pays importateurs.

Le Golfe de Guinée auquel appartient le Bénin, est devenu depuis les années 80, la zone de mise œuvre d’impressionnants projets d’exploitation et d’exploitation pétrolières marqués par une série de découvertes majeures aux larges de l’Angola, de la Guinée Equatoriale, du Nigéria, Du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Libéria, de la Sierra Lionne et du Sénégal. Aussi, les découvertes en extrapolation à celles de l’Amérique latine en face du Golfe de Guinée, montrent-t-elle que le Bénin se retrouverait au cœur de la grande province pétrolière offshore. Des études poussées ont montré que les régions à l’Est et à l’Ouest de Bénin regorgent d’énormes réserves de pétrole et des mines de tout genre comme l’or, le diamant, le lithium, l’uranium et des pierres précieuses et ornementales. Ces découvertes font figurer aujourd’hui nos pays parmi ceux disposant de ces ressources et certains en tirent déjà des profits pour le bien-être socio-économique de leurs peuples.Au vu de ces constats, il est fort difficile de convaincre nos compatriotes béninois que notre pays, bien que situé entre ces deux bassins pétroliers et miniers n’arrive pas jusqu’à présent à valoriser ses réserves.

Je reste convaincu, comme les autres pays, que le sous-sol béninois regorge d’énormes potentialités minières et pétrolières dont la mise en valeur n’est pas encore une réalité. Il s’agit, entre autres, de l’or, du fer, du calcaire, des pierres précieuses et ornementales, des ressources pétrolières et de plusieurs substances utiles de carrières. Malheureusement, ces ressources minières et pétrolières ne font pas encore l’objet d’exploitations industrielles comme dans plusieurs autres pays de la sous-région. Néanmoins des travaux menés dans le secteur pétrolier montrent bien que le Bénin dispose à ce jour, d’un bassin sédimentaire côtier subdivisé en dix-sept blocs pétroliers (dont 15 en offshore et 2 en onshore). Ces blocs, pour la plupart ont fait l’objet de plusieurs travaux d’exploration qui ont permis la mise en évidence d’importantes réserves en pétrole mais aussi en gaz. Cela se corrobore par le redéveloppement imminent du champ pétrolifère de Sèmè pour l’extraction des réserves résiduelles de pétrole.En ce qui concerne le secteur des mines, malgré un contexte international favorable et un potentiel non négligeable, le secteur minier peine à décoller au Bénin et le pays continue d’importer une bonne partie de ses besoins en matériaux de tout genre.  La campagne géophysique aéroportée qui a couvert toute l’étendue du territoire national a permis de constater les limites des évaluations antérieures qu’il convient de corriger pour révéler les multiples minéralisations associées. Un effort louable est en cours avec les structures en charge de la recherche minière. Aujourd’hui, la gouvernance du secteur s’est améliorée et des réformes sont en cours dont notamment la relecture du code minier.Face à ce constat prometteur, le Gouvernement du Bénin, sous le leadership du Président de la République, son excellence Patrice Talon, a inscrit dans l’axe 4 de son Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021), comme action prioritaire, « la valorisation des potentialités su sous-sol par le développement des capacités d’exploitation des ressources minières du pays ».