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conseil-des-ministresSuite à un rapport d’une mission de contrôle du système de passation des marchés publics, un scandale financier a été découvert au Ministère de l’énergie. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 25 octobre 2017, le contenu de ce document a été rendu public. Les lignes font état d’une série d’irrégularités de l’ordre de 14 milliards de FCfa.

Il y a maldonne au Ministère de l’énergie, de l’eau et des mines. Des cadres de ce département sont en contradiction avec les normes en matière de gestion des ressources publiques. Dans le viseur, la Direction générale de l’eau, la Direction de la programmation et de la prospective (Dpp) et certains départements. Plus de 300 millions de francs Cfa de décaissements ont été initiés par des personnes non habilitées sur les projets du Pip 2017. Ces fonds ont principalement servi à financer des dépenses de fonctionnement de la Dg Eau et à payer des dettes courantes de l’ex-cabinet du ministre en charge de l’Eau. Le rapport a également souligné des engagements de plus de 1,2 milliards de francs Cfa effectués sur les crédits budgétaires du Projet de renforcement et d’extension des réseaux électriques à fin août 2017 à l’initiative du Directeur de la programmation et de la prospective alors que ce dernier n’a pas été formellement désigné comme coordonnateur dudit projet. Il a été également noté des passations de marchés peu orthodoxes. En cause,  des cas de fractionnement portant sur 15 marchés évalués à 950 476 806 FCfa ont été relevés et découlent de diverses pratiques collusoires ou du non-respect de la réglementation en vigueur (similitudes entre des offres concurrentes, défaut d’inscription au plan de passation des marchés, défaut de contrôle des marchés par les organes compétents, entorse à la concurrence ).Après le constat de ces irrégularités, le conseil a instruit les ministres d’engager les sanctions disciplinaires adéquates et les poursuites judiciaires contre les mis en cause. Le Nouveau départ, vient une fois encore de donner la preuve de son engagement pour la bonne gouvernance. Le régime du Président Talon démontre une fois encore que la pagaille dans la gestion des ressources est d’une autre époque. C’est une preuve de transparence et d’exemplarité dans la reddition de comptes. Ce coup de bâton dans la fourmilière est un avertissement sans appel et un acte fort pour décourager tous ceux qui nourrissent en silence cette vile ambition. Les « experts en raccourci » qui pensent que les cadres sous le Nouveau départ ont la carapace de l’impunité, peuvent se calmer désormais.

 Abdourhamane Touré