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Daouda Dramane en situation inconfortable

Ces derniers temps, le Ministère des affaires étrangères a été en proie à une certaine agitation syndicale. En effet, le Syndicat national des diplomates, interprètes, traducteurs, personnel administratif et technique du Ministère des affaires étrangères (Syndipat-Mae) a dégainé contre le ministre et a même fait le tour des institutions pour se plaindre. Mais le premier responsable de ce Syndicat n’est, lui-même, pas un exemple à suivre. Et c’est justement pourquoi certains de ses collègues, qui désapprouvent ses méthodes, nous ont mis la puce à l’oreille.

Réputé comme un homme tonitruant, souvent féru des médias et se prenant pour défenseur des revendications des travailleurs du ministère, Dramane Daouda est un jeune diplomate qui avait déjà fait parlé de lui sous le régime passé. En mal hélas ! Oui, c’est ce personnage qui a été déclaré non grata, c’est-à-dire indésirable, par le gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite pendant qu’il travaillait à l’Ambassade du Bénin à Riyad.
A l’époque, rappellent ses collègues, c’est par communiqué de la présidence de la République du Bénin que M. Daouda a été rappelé de son poste. Le président Yayi réagissait ainsi expressément aux injonctions du gouvernement saoudien qui avait prescris 48h au diplomate pour quitter le territoire de l’Arabie Saoudite. Mais que reprochait-on au tonitruant diplomate ? Il avait violé l’interdiction sacrée du pays, à savoir le trafic de boissons alcoolisées sur son territoire.
Rentré donc précipitamment au pays, Dramane Daouda devait être traduit devant le Conseil de discipline du Ministère de la fonction publique pour faute grave, conformément aux statuts des Agents permanents de l’Etat.
Mais entre-temps, il s’est arrangé pour devenir premier responsable du Syndicat maison. Dès lors, son dossier de comparution devant le Conseil de discipline a miraculeusement disparu et la procédure vouée aux oubliettes.
Mais l’activisme débordant de l’intéressé, ses propos exagérés parfois aussi, ont conduit certains de ses collègues à remettre ce dossier sur le tapis. Il ne serait donc pas exclu qu’il subisse enfin les rigueurs de la loi, tant son acte est d’une gravité inqualifiable, autant qu’il a entaché l’image de marque du Bénin auprès de ce pays partenaire.
Une telle sanction ne serait que légitime car pour se répandre comme il le fait, cet homme devrait incarner les valeurs de probité et l’éthique requises d’un diplomate.
Assurément, la corporation des diplomates en a besoin pour l’affirmation de la dignité et de la crédibilité de l’image du Bénin à l’étranger.
 Abdourhamane Touré
 
 Réaction de Daouda Dramane : « Je n’ai jamais eu de demande d’explication »
 « Pour être traduit devant le conseil de discipline, il faut avoir commis une faute administrative. Je n’ai jamais eu de demande d’explication. Les prises de position contre les abus de l’administration sont-elles des fautes ? Celui qui connait l’administration n’agit pas comme ça. Moi je suis un syndicaliste. Je suis même membre de la Cgtb. On ne peut pas m’intimider. Je sais bien celui qui le fait. Et je sais à quelle fin il le fait. Ce sont des intoxications, de la diffamation auxquelles je ne manquerai pas de réagir.
On dit que j’ai fait de trafic d’alcool en Arabie Saoudite et qu’on m’a demandé de rallier Cotonou sous Yayi Boni. Je suis rentré, je suis allé aux élections contre Yayi Boni et j’ai