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Femmes au décorticage

Le groupe Tropical general investment (Tgi) a rendu opérationnelle son usine de décorticage de noix d’anacarde située dans l’arrondissement de Cana, à Zogbodomey, dans le département du Zou. La mise en service a eu lieu le samedi 30 juillet 2016, lors d’une cérémonie solennelle présidée par Lazare Maurice Sèhouéto, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. A l’occasion, le ministre du Commerce a déclaré que le gouvernement Talon soutient le groupe Fludor.

La production de la noix d’anacarde est en pleine expansion dans le monde. La production mondiale annuelle de noix brutes avoisine 3 millions de tonnes. En Afrique de l’Ouest, la production de la Cédéao avoisine 40% de la production mondiale. Les noix de l’Afrique de l’Ouest étaient décortiquées en Asie, avant d’être réexportées vers les pays consommateurs. Ce qui est coûteux. Mais depuis quelques temps, la tendance est de faire le décorticage sur-place, dans les pays africains producteurs de la noix. C’est dans cette optique que s’inscrit Fludor-Bénin. Après avoir minutieusement observé les succès et les échecs des différents projets dans la sous-région, Fludor Bénin a décidé de se lancer dans cette filière en s’appuyant sur l’expertise de Techno Serve, une Organisation non gouvernementale financée par l’Usaid. L’usine, dont la réalisation concrète n’a pas duré deux ans, est dotée d’équipements ultramodernes qui allient automatisation et travail manuel. Elle est déjà opérationnelle, même si la seconde ligne du décorticage sera réalisée l’année prochaine, pour atteindre sa capacité réelle. A ce stade, 1500 personnes, dont 1000 femmes, seront recrutées, formées et engagées pour une rémunération et la capacité de production serait de 15 mille tonnes par an, comparée à une production nationale d’un peu plus de 100 mille tonnes de noix de cajou. En attendant d’atteindre la performance souhaitée, et de  compléter l’effectif,  500 femmes y travaillent déjà suite à  leur  formation sur le tas pour une performance de 4000 tonnes par an. Fludor et Tgi sont engagés, avec cette usine de Cana, dans la création de valeur sur place, sur trois produits au Bénin à savoir : le coton, le karité et l’anacarde. Les ambitions sont alors grandes et Roland Riboux, le directeur général de Tgi,  n’a pas tardé à les dévoiler. Pour inscrire le Bénin au rang des grands producteurs mondiaux de noix d’anacarde, Fludor/Tgi pense renforcer la capacité des travailleurs et accompagner les producteurs pour l’accroissement d’une production de matière première de qualité. Il envisage donc de booster la production nationale de 100 mille tonnes à 200 mille tonnes pendant les cinq années de règne du président Talon. Le ministre du Commerce, Lazare Sèhouéto, a rassuré le Groupe Tgi du soutien du gouvernement. Reposant désormais sur des bases solides avec une présence durable sur des filières porteuses et en développement, Fludor-Bénin fait aujourd’hui la fierté du Bénin  en général et du Zou en particulier.

Zoom sur Fludor-Bénin

Fludor-Bénin est présent au Bénin depuis une vingtaine d’années, et opère dans la filière des corps gras, dans la commune de Zogbodomey. Cette entreprise est quotidiennement au service des populations locales. Le maire, David ZinsouTowèdjè, reconnaît qu’elle contribue, de façon significative, au développement local, par un certain nombre de réalisations sociocommunautaires, parmi lesquelles le forage de Kwanougon, la fontaine publique à la devanture de Fludor,  la construction du pont reliant Alladaho et Agbogbohonou,  et les divers soutiens. Fludor-Bénin génère 200 emplois directs et 350 emplois indirects au profit des filles et fils de Zogbodomey et environs, selon les statistiques données par l’autorité communale. Cette nouvelle usine de décorticage de noix d’anacarde permettra de créer plus d’emplois et de richesse. La main d’œuvre féminine est priorisée, et sera, d’ici 2017, de 1.000 femmes. Hormis ces œuvres sociales, Fludor-Bénin est également contributrice de développement à travers les ressources fiscales. Le maire a remercié monsieur Vink et toute son équipe pour leur soutien sans cesse renouvelé. Il a aussi sollicité l’appui de Fludor dans l’élaboration de son prochain plan de développement communal. En procédant à l’inauguration de ce joyau, le ministre en charge du Commerce, Lazare Maurice Sèhouéto, a rappelé à l’assistance les orientations  du  nouveau gouvernement  visant à encourager les investissements  dans le secteur industriel. « Au Bénin, nous avons beaucoup de commerçants, mais peu d’industriels », a-t-il précisé. Tout en saluant les efforts de Tgi  qui a su garder confiance en notre pays, le ministre a déploré le faible taux d’investisseurs béninois dans l’industrie. En même temps qu’il a invité les ouvriers au travail, il a recommandé aux responsables de Fludor-Bénin d’être ouverts au dialogue, seul gage de la survie de l’entreprise et du bien-être des travailleurs.

A. T.