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Le président Patrice Talon mobilise les ressources pour le Budget général de l’Etat

Après huit mois d’exercice du Pouvoir, le Nouveau départ prend de plus en forme. Avec un projet de budget 2017 de 2010 milliards de francs Cfa, le chef de l’Etat et son gouvernement ne cachent plus leurs ambitions. En réaction à ce projet de budget, beaucoup d’observateurs s’étaient demandés là où le gouvernement trouvera les moyens de sa politique. C’était sans connaître l’ex-magnat du coton, et son sens des affaires. Probablement, le chef de l’état a fait de la diplomatie offensive une arme pour vite atteindre ses objectifs.  Le chiffre effarant de plus 150 milliards de francs Cfa qui a fait la une des quotidiens béninois la semaine écoulée n’est donc pas le fruit du hasard. Ce chiffre n’est autre que les retombées de la visite du chef de l’Etat en Belgique et ailleurs. Avant la visite en Belgique, il y avait une visite en Chine, en Azerbaïdjan, en Turquie, aux Emirats, en Arabie Saoudite, en France et aux Nations-Unies, à New-York. On l’aura compris, en homme averti des questions économiques, Patrice Talon parcourt le monde pour trouver les ressources afin de réussir son pari de mettre le pays sur orbite d’ici cinq ans. D’ailleurs,  depuis le mardi 13 décembre 2016, Patrice Talon et sa délégation séjournent  dans un pays des plus insoupçonnés comme l’Estonie. Cette visite centrée sur l’e-gouvernance est une première dans l’histoire des relations bilatérales entre les deux pays. Apparemment, après son premier faux pas sur le perron de l’Elysée lors de sa première visite officielle, pendant laquelle sa langue a fourché à propos du désert de compétences,  Patrice Talon semble s’être bien repris. Il sait que le marasme économique dans lequel végète le pays l’oblige à aller chercher loin, au bout du monde s’il le faut, les moyens pour redresser la barre. Dans un pays où tous les secteurs vitaux sont malades et en état de délabrement avancé, il ne peut en être autrement. Afin de  donner une chance à l’économie nationale, le chef de l’Etat n’a pas d’autre choix. L’exemple de la Côte-d’Ivoire d’après-guerre en est une illustration à plus d’un titre. Alassane Ouattara a dû recourir à des emprunts et autres investisseurs étrangers. Le rebond de l’économie ivoirienne a été prompt. Dans un contexte où le coton, l’or blanc, ne fait plus recette, où le Port de Cotonou a perdu ses atouts au profit de Lomé, et où,  les relations bénino-nigerianes demeurent tendues,  suite à une récession économique qui perdure, les autorités politiques doivent faire preuve d’imagination et de diplomatie offensive.

A.T