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ECOLE
Une des écoles en ruine dans la Commune d’Aplahoué

Pas de salles de classes en matériaux définitifs, ni d’enseignants en nombre suffisant. Les apprenants souffrent le martyr dans les établissements scolaires publics du Mono-Couffo.

Dans la plupart des écoles primaires publiques sises dans les localités reculées des Communes du Mono-Couffo, la vie n’est pas du tout rose pour les apprenants. Sauf quelques salles de classes construites en terre battue, la majorité d’entre elles est bâtie au moyen des feuilles de palmiers. Les toitures dans un état dégradé ne résistent plus à l’eau en saison pluvieuse. Celles qui sont faites avec des feuilles de palmiers sèchent à petit coup sous l’effet des aléas climatiques. Et comme on pouvait l’imaginer, la quasi-totalité de ces établissements n’est pas clôturée. Ce qui fait qu’à la sortie des cours ou pendant la récréation, les écoliers laissés à eux-mêmes sont sous la menace des reptiles. Ils sont laissés à eux-mêmes dans leurs déplacements.   Les appâtâmes sous lesquels ils peuvent se sentir à l’aise en saison pluvieuse font cruellement défaut. Entre écoliers, la lutte est âpre pour se trouver une place, soit sous l’arbre, soit sous les appâtâmes en matériaux précaires. Les moins chanceux sont obligés de s’asseoir à même le sol pour étudier. Mais, le comble, c’est que ces écoliers manquent cruellement d’enseignants. A peine un enseignant sur six se bat pour assurer l’éducation de ces enfants. Cette situation affecte durement les établissements scolaires qui sont, pour la plupart dans les localités de Hélétoumè, Hègbohoué et de Gohohou de la commune d’Aplahoué. Et comme on pouvait le deviner, la qualité de l’enseignement donné à ces écoliers laisse à désirer. A l’instar des apprenants de cette Commune qui se trouvent à la frontière entre le Bénin et le Togo, ceux de la commune de Lalo n’échappent pas aux mauvaises conditions de travail. Le problème de manque de salles de classes et d’enseignants se pose également dans les localités reculées de cette dernière. Seulement, les habitants de ces zones enclavées se sont mis à la tâche pour bâtir tout au moins des hangars et des bâtiments en terre battue pour leurs enfants. Ecœurés par cette situation, les premiers responsables de ces Communes ont juré ne pas la laisser perdurer.

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Le maire de la Commune d’Aplahoué, Casimir Sossou s’engage à parer au plus pressé

 Engagement ferme des autorités communales

 Au regard des conditions désastreuses de travail des apprenants, le premier responsable de la Commune d’Aplahoué, Casimir Sossou, a pris l’engagement de refaire l’image de l’éducation sur son territoire. Il a pris la décision de construire des modules de classes dans les localités où il n’existe aucun bâtiment en matériaux définitifs. Par rapport au manque criard des enseignants, il a promis travailler en synergie avec les autorités en charge de l’éducation dont le Directeur départemental de l’enseignement maternel et primaire, Patrice Kohoundé. Ceci, pour l’affectation des enseignants dans ces zones déshéritées. Outre ces promesses, il s’est engagé à améliorer l’état civil des enfants de sa commune. « J’invite les parents dont les enfants n’ont pas d’actes de naissance à nous les faire savoir. Tous les enfants nés dans la commune d’Aplahoué doivent avoir leur jugement. Cela va contribuer à leur avenir », a-t-il mentionné. Pour son homologue de Lalo, William Fangbédji, rien ne sera plus comme avant. Il a pris la décision d’œuvrer pour la construction des écoles en matériaux définitifs dans les zones reculées de sa commune.

 Claude Ahovè

(Br Mono-Couffo)