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fnmC’est la saison des audits sous le régime de la Rupture. Après avoir demandé et obtenu l’audit des redevances de la filière des véhicules d’occasion en transit dont la gestion avait été concédée à la Segub, l’Etat a commandité un deuxième rapport de vérification de  la gouvernance proprement dite de cette société. Encore un peu de temps et la commission en charge de l’audit rendra les conclusions de son travail.

Après six ans d’exercice durant lesquels elle a filé le parfait amour avec le régime de Yayi Boni, la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub) fait face à des missions d’audit commanditées par les nouvelles autorités du pays. Celles-ci multiplient les actions pour vérifier la qualité de la gouvernance appliquée dans l’exécution de sa mission. Plus que jamais, la société fait l’objet d’enquêtes dont les conclusions et la portée risquent de coûter très cher à certains gros bonnets du pays. Déjà, le rapport d’audit commandité par l’Etat au sujet des redevances de la filière des véhicules d’occasion en transit dont la gestion a été confiée à la Segub a révélé de troublants faits qui pourraient mettre une charrette d’anciens barons en prison. Au cours de leurs enquêtes, les inspecteurs ont découvert des irrégularités dans la gestion des fonds publics, mais l’on ne saurait imputer ces méfaits à la société. Elle a d’ailleurs réagi à travers un communiqué de presse pour apporter ses éclairages en ce qui concerne les irrégularités mentionnées dans le rapport. Elle a décliné ses responsabilités, surtout pour les fonds issus de la filière et encaissés par des personnes identifiées. Le Garde des Sceaux, Joseph Jogbénou, a été instruit par le gouvernement aux fins de saisir la justice à ce sujet. Ce qui ne devrait pas prendre du temps, a confié une source proche du dossier. Dans l’attente de voir la justice s’occuper des mis en cause dans cette affaire, le gouvernement espère recevoir sous peu un deuxième rapport d’audit qui devrait l’aider à voir clair dans le mode de gouvernance à la Segub. En effet, ce deuxième audit relève du fait que l’Etat étant actionnaire dans la société, demande à comprendre mieux ce qui s’y passe. Il est préoccupé par la gestion de la Segub, la qualité de sa mission, les opérations effectuées, le respect du contrat de concession en date du 10 novembre 2010 suite à un appel d’offres. Depuis qu’elle a lancé ses activités, c’est la première fois que la Segub mobilise beaucoup d’attentions de la part du gouvernement. Le régime de la Rupture fait ainsi de son axe de conduite des affaires publiques, la transparence et la bonne gouvernance.

F.N