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Marcel de Souza
Marcel de Souza

C’est clair, depuis le vendredi 12 juin 2015, lors de la mise en place, à Porto-Novo, des commissions techniques de l’Assemblée nationale. Marcel de Souza n’est plus à l’aise dans sa famille politique depuis qu’il s’est opposé à une sorte de dictature qu’on a voulu lui imposer le 16 mai 2015 à Porto-Novo.

Le beau-frère du chef de l’Etat est en disgrâce avec sa propre famille politique. Marcel de Souza est traité de tous les noms depuis la nuit du 16 mai 2015 où il a refusé de valoriser sa procuration alors que rien ne l’empêchait de se déplacer pour le Parlement et exercer son droit de vote. Il n’est plus du tout accepté et apparemment, la présence de sa jeune sœur sous le toit du président de la République n’empêche pas les partisans de Yayi Boni de lui donner des coups. En dehors du massacre qu’il subit sur les réseaux sociaux et dans le rang de ses compagnons politiques, il a fait l’objet d’une humiliation le vendredi dernier à l’Assemblée nationale. Lors de l’installation des commissions techniques parlementaires, Marcel de Souza, ami et ensuite beau-frère du président Yayi Boni, a posé sa candidature pour présider la commission des finances. En face de Raphaël Akotègnon, membre de l’opposition, le député de Souza a perdu avec une seule voix enregistrée contre 16 pour son challenger. Or, dans cette commission, il y a 8 députés de la mouvance et 9 de l’opposition. Même si le candidat de l’opposition devait l’emporter d’office sur Marcel de Souza, on s’attendait logiquement à un score serré de 9 contre 8. Tout au moins, les députés de la mouvance devaient lui accorder leurs voix face à Akotègnon de l’opposition. Ce résultat obtenu démontre le degré de dédain que les partisans du chef de l’Etat ont pour de Souza.

Bien avant ce vote qui est intervenu, les responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent ( Fcbe) avaient déjà fait une sortie médiatique pour dénoncer le député de Souza pour s’être présenté à l’hémicycle alors qu’il avait été amené à donner sa procuration. Sans vouloir se faire clairs, les partisans du chef de l’Etat accusent Marcel de Souza d’avoir été le « traître » qui a manqué de soutenir Komi Koutché, candidat de la mouvance au perchoir face à Houngbédji. Et pourtant, le député pointé du doigt a dit au cours d’une sortie-réplique qu’il a « voté fidélité ». Pour rappel, Komi Koutché, le candidat du président de la République a échoué à cette élection avec 41 voix contre 42 face à Adrien Houngbédji.

 Marcel de Souza doit s’affilier au plus tôt  

 La décision sera saluée de tous. Marcel de Souza a les moyens d’arrêter l’humiliation qu’il continue de subir au lendemain de cette élection, pourtant secrète au Parlement. Si dans sa famille politique d’origine, on ne lui donne plus les possibilités de rester, il n’a qu’à se faire adopter. C’est un garçon et l’a prouvé déjà en allant voter et faisant une sortie médiatique pour s’expliquer. Il a aussi bien fait en refusant de poursuivre son chemin avec le Gouvernement et aller siéger au Parlement. De Souza a refusé d’être lâche pour céder son siège à lui offert par le peuple pour rester à la ‘’marmite’’. La cabale a assez duré et il lui faut se trouver une place au sein de l’opposition. Personne ne l’accusera de transhumant politique, car on a vu son exclusion indirecte de la mouvance. C’est l’un ou l’autre et il sera bien à l’aise au sein de l’opposition pour mieux gérer sa liberté d’expression. Les humiliations qu’il subit sont assez graves et il ne doit plus continuer à rester indécis. Il n’a qu’à combattre ceux qui tentent de le tuer politiquement. Marcel de Souza est un élu de la Nation. Même dans l’opposition, il demeure député.

 F.F.