Spread the love

AFFRONTEMENT-ETUDIANTSLe campus d’Abomey-Calavi ne fonctionne plus comme cela se doit depuis ce samedi 6 juin. Les associations estudiantines ne s’entendent plus avec les autorités. La pomme de discorde se trouve être la suppression de la seconde session. Un mouvement ‘’campus mort’’ a pris corps ce lundi matin occasionnant un affrontement entre forces de l’ordre et étudiants.

 Vive tension ce matin entre étudiants et policiers à l’université d’Abomey-Calavi. Les différentes associations estudiantines ont comme prévu mis en exécution le mouvement dénommé ‘’Campus mort’’. Les trois organisations à savoir : la Fédération Nationale de Etudiants du Bénin (Fneb), l’Union Nationale des Etudiants du Bénin (Uneb) et l’Union Nationale des Scolaire et Etudiants du Bénin (Unseb) ont barricadé les ruelles du campus, ceci pour protester contre la suppression de la seconde session à la Faculté des lettres arts et sciences humaines Flash. La voie Togoudo-Tankpè est bloquée perturbant du coup la circulation. Le Mouvement campus mort à démarré ce matin à quatre heures du matin et devrait se poursuivre jusqu’à mercredi prochain. Le but visé par les responsables étudiants est d’empêcher la dispensation des cours et les compositions jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. On retient qu’il n’y a pas d’activité puisque les amphis et centres commerciaux sont fermés. Le haut lieu du savoir est devenu un champ de bataille avec des policiers qui ont encerclé la maison tout en étant aux trousses des manifestants positionnés en de petits groupes pour d’éventuelles alertes. Pour maîtriser la situation, la police fait usage de gaz lacrymogènes tandis que dde leur côté, les étudiants se servent de pierres et autres objets. Cela fait déjà environ deux mois que les étudiants de la Faculté des lettres Arts et Sciences Humaines (Flash) ont déclenché un mouvement de grève pour demander à l’autorité de revenir sur sa décision en ce qui concerne la suppression de la seconde session. Samedi dernier, il y a eu déjà un accrochage entre policiers et étudiants causant quelques blessés et des dégâts matériels. Plusieurs arrestations ont été enregistrées dans le rang des étudiants. Lors d’une intervention télévisée ce dimanche, le vice-recteur de l’université Maxime da Cruz a annoncé que le bras de fer engagé par les étudiants ne marchera pas. « A l’université nous sommes une institution républicaine et nous sommes dans un pays démocratique. Les gens ont le droit d’exprimer leurs points de vue, de manifester mais ce qu’ils doivent se rappeler, c’est que toute manifestation doit se faire dans le respect des textes, le respect de la liberté des autres et le respect des infrastructures » avait-t-il souligné. Il a exhorté les étudiants qui ont cours ou qui doivent composer à se rendre au campus tout en rassurant que leur sécurité sera garantie.

Marcus Koudjènoumè