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etudiants-parakouL’Université de Parakou a enregistré tôt mardi 27 février 2018, un mouvement d’humeur de la Fédération nationale des étudiants de l’Université de Parakou (Fneup) et de l’Union nationale des étudiants de l’Université de Parakou (Uneup). Ce mouvement de protestation s’observe dans le cadre d’une motion de grève de 72 heures conjointement signée par les responsables de ces deux associations  d’étudiants. La grève court du 27 février au jeudi 1er mars 2018 avec tacite reconduction.     

Portails et amphis du campus universitaire de Parakou sont restés hermétiquement fermés et bien gardés par des groupes d’étudiants, empêchant ainsi l’entrée aussi bien aux étudiants, qu’au corps professoral et personnel administratif. C’est le triste constat fait tôt mardi 27 février 2018 à l’Université de Parakou. L’obstruction des entrées de cette université a occasionné un attroupement gigantesque d’étudiants au portail principal. C’est la démarche choisie par les responsables syndicaux de la Fédération nationale des étudiants de l’Université de Parakou (Fneup) et de l’Union nationale des étudiants de l’Université de Parakou (Uneup) pour contraindre leurs camarades à observer la grève lancée le 22 février 2018. Les manifestants ont décidé d’une cessation de toutes les activités académiques au sein de cette université et ce, pendant 72 heures avec tacite reconduction jusqu’à satisfaction de leurs différentes revendications. Pour Ardeau Wenceslas Aboua Dègla et Jules Gnimassou, respectivement président de la Fneup et de l’Uneup, cette grève fait suite aux différentes démarches infructueuses entreprises par les étudiants à l’endroit des autorités pour essayer de trouver un terrain d’entente. Selon eux, les étudiants sont confrontés à d’énormes difficultés sur le plan académique et social, notamment le manque de salles de cours, l’insuffisance du nombre d’enseignants, le non-payement des frais de mémoire et de stage et surtout des nouvelles modalités d’attribution des bourses et secours universitaires qui, à les entendre, ne sont pas du tout  avantageuses pour l’étudiant. A cela, s’ajoute la prise d’une décision qui supprime les arriérés d’allocations des étudiants des années 2013, 2014 et  2015 par le directeur des bourses et secours universitaire (Dbsu) de l’université de Parakou, au motif que sa direction ne dispose pas de ressources nécessaires pour satisfaire les étudiants dont les allocations sont restées impayées au cours de ces années. A en croire toujours ces deux responsables d’étudiants, l’accumulation des frustrations entraine des comportements contraires au jeu démocratique. Tout en remerciant l’équipe rectorale pour son esprit d’écoute et de dialogue, les deux responsables syndicaux ont  invité, par la même occasion, le ministre de tutelle au dialogue pour une sortie de crise. Ils se disent ouverts au dialogue mais n’entendent pas démordre tant que leurs revendications n’auront pas trouvé de satisfactions.

Hervé M. Yotto & Noël Tètègou (Stag)