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ANTOINE-N'DAH
Antoine N’Da pense aux caisses de la mairie

Les populations de la Commune de Natitingou ont été conviées à une audience publique de reddition de comptes de l’année 2015. A ce rendez-vous du donner et du recevoir qui s’est tenu sur l’esplanade de l’ex-Cpr mercredi 23 décembre 2015 le maire Antoine N’Da a tablé sa communication sur la problématique de la mobilisation des ressources propres de la commune : cas précis des impôts fonciers. Au début de la séance, le maire Antoine N’Da a indiqué que le Conseil communal organise cette audience publique pour impliquer toutes les couches de la société à la gestion des affaires locales. Dans la présentation de la situation de mobilisation financière sur le foncier, il a fait remarquer que les ressources propres de la Commune occupent, de 2012 à 2015, une partie infime des apports financiers et représentent à peine 15% des fonds réellement disponibles. Le reste, précise-il, est généralement fourni par le budget national à travers le Fadec non affecté et les partenaires financiers. Selon lui, le foncier bâti et non bâti, le registre foncier urbain simplifié de la commune et les différents lotissements ont permis de recenser 41 102 parcelles. Ce chiffre, poursuit-il, permet, si tous les présumés propriétaires de ces parcelles devaient payer le foncier non bâti, d’obtenir pour l’année 2015 un montant de 246 612 000 FCfa. Mais à ce jour, fait-il savoir avec désolation, la Commune n’a pu recouvrer qu’un montant de 6 249 240 FCfa. Soit un manque à gagner de 240 365 760 FCfa. En termes de réalisations faites sur fonds propres en 2015, le maire a cité, entre autres, le paiement des salaires, l’éclairage public, le soutien aux sinistrés, le soutien au lycée de jeunes filles, l’appui aux forces de l’ordre. Selon lui, pour ouvrir les voies de Natitingou, les aménager et les entretenir, la mairie à besoin d’environ 2 milliards. Pour ce qui concerne les difficultés de mobilisation des ressources propres, l’autorité communale a parlé, entre autres, de l’insuffisance de personnel, du faible informatisation des services des impôts, de la complicité entre les collecteurs et les contribuables, de l’incivisme fiscal des populations, de la méconnaissance des lois en matière de fiscalité par les citoyens et le fait que les populations ne comprennent pas ce à quoi servent les fonds recouvrés.

 
Hervé M. Yotto
(Br Atacora-Donga)