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ministreA peine ouvertes hier jeudi 15 septembre 2016 à l’Infosec à Cotonou,  les négociations  Gouvernement et  Centrales syndicales ont permis d’accorder aux retraités et au monde des enseignants des avantages conséquents. Conduites par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, elles présentent les prémices d’une rentrée apaisée, car le gouvernement  entend prévenir et gérer les conflits collectifs de travail sur la base des principes de légalité, d’égalité et d’équité.
Le début des négociations Gouvernement-Syndicats apporte une lueur d’espoir au monde des travailleurs et surtout des enseignants. Démarrées hier, ces négociations ont déjà accouché d’importantes  résolutions en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’Etat et des retraités. Entres autres, il y a l’attribution des 25% aux retraités au titre du budget 2017. Au sujet des subventions aux écoles, le gouvernement a promis une avance pour le démarrage effectif de la rentrée. Concernant les éducateurs sans salaires et sans contrat depuis 10 ans, une commission travaillera en circuit fermé, loin de Cotonou, pour finaliser la liquidation des dossiers. Les primes de rentrée seront prêtes à bonne date et la journée pédagogique est prévue pour le 29 septembre. Aussi, le recrutement des enseignants est en préparation et sera lancé après la rentrée. Il n’y aura donc pas de recrutement avant la rentrée du 03 octobre 2016. Les arrêtés d’application du statut particulier vont commencer à être pris en compte, surtout sur les points qui ne nécessitent pas d’incidence financière immédiate. Des questions spécifiques seront abordées en présence des ministres concernés.

Consolider les acquis et prévenir les crises sociales

Convaincus que les négociations collectives de travail, quel que soit leur niveau d’expression, et le dialogue social, quelle que soit sa forme, constituent de véritables outils modernes de promotion pour les entreprises nationales privées et l’administration publique, les représentants des travailleurs et membres du gouvernement  ont échangé sur les secteurs de l’éducation nationale et de la santé en raison des crises sociales de plus en plus répétées. C’est justement pour prévenir de tels bouleversements sociaux, à la veille de la rentrée scolaire, que ces assises sont organisées à l’initiative du gouvernement. Pour le ministre d’Etat chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, cette rencontre entre les membres du gouvernement et les représentants des centrales syndicales est l’expression de la volonté politique à montrer leur bonne foi et la confiance qu’ils placent en leurs partenaires. Il estime, par ailleurs, qu’aucune politique, voire de développement, ne peut être conçue et mise en œuvre dans un contexte de crises permanentes de nature à rompre la logique de service. Tout en rappelant aux membres de la commission nationale permanente de négociation collective et du dialogue social, que la négociation est un code d’échange et de partage et qu’elle doit donc être marquée par la culture des concessions réciproques, il a émis le vœu que la mise en œuvre de la Charte nationale puisse permettre de consolider les acquis démocratiques, de renforcer l’unité nationale et de mutualiser les efforts des différents acteurs  pour une paix sociale durable. Aux côtés du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, se trouvaient ses collègues de la Justice, Joseph Djogbénou, du Travail, Adidjatou Mathys, de la Communication, Rafiatou Monrou, celui des Enseignements secondaires, Lucien Kokou, et celui de la Santé, Allasane Séidou. Ils étaient face aux représentants des travailleurs du Bénin dont Pascal Todjinou de la Cgtb, Dieu donné Lokossou de la Csa-Bénin, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin, Christophe Houessinon de la Csub, Désiré Sèmévode l’Unstb et  Christophe  Dovonon de la Cspib et Paul Issè Iko de la Cstb.

Abdourhamane Touré