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Syndicats
Les syndicalistes et le gouvernement ne se sont pas entendus

Les membres du gouvernement et les Secrétaires généraux des Centrales et Confédérations syndicales se sont une fois encore retrouvés hier jeudi 22 février 2018 à l’Infosec à Cotonou. Le sujet qui a occupé tout le temps les échanges, c’est la question de la défalcation sur salaires pour faits de grève.

Sur les nombreux points en débat, les Centrales et Confédérations se sont exclusivement focalisés sur le point relatif à la défalcation. Pourtant, il y avait 4 points. A l’entame des échanges, les parties ont adopté l’ordre du jour en 4 points. En dépit de ces points, les centrales et confédérations se sont cramponnés sur le problème des défalcations que les Secrétaires généraux ont transformé en question préjudicielle. Au cours des échanges, ils ont d’abord jugé les mesures de défalcations opérées, injustifiées. Pour eux, quelque soient les raisons de ces défalcations, il s’agit sans aucun doute d’une provocation du gouvernement, car le moment ne serait pas bon pour y procéder. Le gouvernement, après avoir expliqué qu’il a agi sur la base des textes (illégalité des grèves notamment), a suggéré aux centrales de déférer la décision de l’Exécutif devant les juridictions pour en apprécier la régularité, promettant qu’il s’en tiendra à la décision qui sera rendue. Mais les secrétaires généraux n’ont pas voulu de cette démarche. Tout est clair désormais. Les responsables des centrales et confédérations syndicales veulent de la compassion mais rejettent toute option de saisir les juridictions compétentes. Ces syndicats expriment une promptitude à demander le respect des textes et de l’Etat de droit, mais ne sont pas prêts à ce qu’on les leur applique. Les syndicats ne veulent pas entrer dans le fond des discussions pour comprendre les efforts et sacrifices faits par le gouvernement pour accéder à la majorité de leurs revendications en fonction des moyens disponibles. Le gouvernement, conformément au relevé des conclusions de la session extraordinaire qui s’est achevée le 05 Février 2018, a engagé des actions franches. A ce jour, sur 68 points tirés des cahiers de doléances, au titre de l’année 2017, 33 points des doléances soit 48,52% ont été examinés avec succès. 29 points ont été abordés mais n’ont pu être mis en œuvre dans l’immédiat en raison de leur incidence financière globale. Seuls 6 points, soit 9% n’ont pas pu trouver, pour l’instant d’accord. Les points débattus hier étaient au nombre de 4. Il s’agit du compte-rendu des diligences faites dans le cadre de l’application des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, le compte-rendu des négociations sectorielles, les discussion des autres points des motions des centrales et les questions diverses. Les syndicats ont balayé du revers de main tous ces points se focalisant exclusivement sur la question de défalcation.

 Abdourhamane Touré