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Uac2La liberté d’expression veut que des personnes qui ne soutiennent pas une réforme s’opposent. Ceci relève de l’ordre du naturel. Cependant le bon sens doit soutenir la force de l’argumentaire. Dans cette optique, le débat sur le processus de renouvellement des instances de direction dans les universités publiques trouve son essence dans la réforme sur l’éducation nationale.

Renouvellement des instances par décret pris en Conseil des ministres pourquoi et à quelle fin ? Beaucoup d’enseignants du supérieur ayant effectué le sit-ind’hier jeudi 31 janvier 2019 au ministère au ministère de tutelle ne peuvent apporter avec cohérence une réponse aisée à cette question. On ne saurait leur en vouloir. Car il y a à leur niveau, un besoin d’information tout aussi légitime. La première information à leur apporter et que la majorité sait déjà, est que le processus de renouvellement des instances dirigeantes s’inscrit dans la perspective de l’avènement du Conseil national de l’éducation (Cne). Cette structure qui se met en place a pour mission de proposer une refonte des pratiques éducatives, de la maternelle au supérieur. La vision est sue de tous les acteurs qui avaient même été informés de la nécessité de procéder aux élections avant la création de la structure qui a été reportée à plusieurs reprises. Dans le lot, certains décanats ont compris et ont organisé leurs élections, mais d’autres comme d’habitude ont joué pendant tout le temps aux résistants. L’Etat ne pourra donc pas les attendre indéfiniment. Il a fini par prendre ses responsabilités. Les contestataires savent tout aussi parfaitement que la naissance du Conseil national de l’éducation doit bouleverser les pratiques anciennes au niveau des universités et instaurer une nouvelle orientation qu’ils connaissent parfaitement. Les feuilles de routes et documents leur ont été laissés mais comme ils sont dans leur schéma de blocage, ils n’ont pas reculé. Ils ont maintenu la pression en cherchant toujours à pointer du doigt l’Etat comme responsable et clamer à qui veut les entendre qu’ils ne sont au courant de rien. Pourtant dans le lot, de nombreux enseignants ont adhéré à l’initiative et procédé au renouvellement de leurs instances. La seconde précision de taille à apporter est que dans le lot des directions, il y a un certain nombre pour lesquelles les responsables n’ont pas été changés. Les changements ont été opérés au niveau de ceux qui ont pensé qu’ils pouvaient défier l’Etat et maintenir le statu quo. Ce sont eux qui ont effectué le sit-in à la recherche d’un bouc émissaire qu’ils sont les seuls à identifier.

Une mesure qui ne visait personne

Il est assez inimaginable de penser qu’une réforme étatique pouvait viser un individu. Cette façon de penser sous nos cieux fait frémir.Car, elle n’a de fondement qu’au Bénin. Comment peut-on, pour une réforme concernant tout un pays et des générations, chercher à marquer le coup à quelqu’un ou désavantager un quidam ?L’argument ne tient pas et il est davantage affligeant que ce soit des universitaires (les éclaireurs de la cité) qui se lancent dans ces débats de rue. Ce qu’il faut retenir, c’est juste que la réforme en cause a visé plusieurs entités où des problèmes étaient manifestes. Au nombre de ces entités, on en compte plusieurs qui sont dirigées par des cadres qui soutiennent mordicus les actions du Chef de l’Etat. Il est assez erroné de croire qu’il s’agit d’une décision politique. Ce qui est fait est pour le développement et l’épanouissement du système éducatif.

AT