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JACOB-ISHOLA
La nomination de Jacob Ishola délie trop les langues

L’une des décisions du dernier Conseil des ministres en date, est la nomination d’un directeur général à la tête de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra). La proposition faite par le Chef de l’Etat, ne semble pas avoir reçu l’adhésion de tous.

Haro sur la nomination de Jacob Ishola. L’homme retenu par le président de la République pour diriger la Sonapra a du mal à être accepté de tous. Certains le désavouent pour avoir, à l’occasion des législatives, battu campagne contre les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à Kilibo dans la commune de Ouessè. Les membres du Conseil des ministres ont proposé d’autres cadres pour occuper ce poste. Des contacts avaient été pris avec les titulaires de ces dossiers. Les négociations étaient si avancées. Mais, à la grande stupéfaction de plusieurs membres du gouvernement et des personnes approchées, le communiqué du Conseil des ministres vient entériner la nomination de Jacob Ishola. En effet, depuis que Idrissou Bako est élu député à l’Assemblée nationale, le poste était vacant. Depuis lors, Yayi Boni aurait insisté pour que Jacob Ishola soit nommé. Pour lui, il était plus qu’urgent que le poste resté vacant soit pourvu. Jacob Ishola serait un homme de grande compétence et connaîtrait bien la Sonapra pour avoir été, par le passé, son Directeur régional d’exploitation zone nord à Parakou. D’ailleurs, il gère actuellement un projet sous tutelle du ministère de l’agriculture. Pour ces raisons, le chef de l’Etat a balayé du revers de main les arguments des ministres qui n’étaient pas favorables à cette nomination. Car, selon lui, la Sonapra doit rapidement faire face au paiement des frais de campagne agricole et suivre correctement la campagne en cours d’exécution. Selon plusieurs sources proches du Palais, le président de la République n’a pas voulu tenir compte des nouvelles propositions de noms faites par ses ministres, ni reporté l’étude de la nomination du responsable supérieur de la Sonapra. Le chef de l’Etat a pris sa décision tout seul. Il est donc le seul à savoir les réelles motivations qui militent en faveur d’une telle nomination portant contestée. Il faut, si rien n’est fait s’attendre à des heures chaudes à la Sonapra.

 Jean-Claude Kouagou