Spread the love

djogbenouLe temps démontre à suffisance que Joseph Djogbénou (photo) a été et continue d’être le principal allié du Président Patrice Talon. Il n’a pas été qu’un ministre portefeuille comme certains, mais un vrai homme de main.

Pour attribuer les grands rôles, il faut miser sur la confiance. Après ses deux ans passés à la tête du ministère de la Justice, on conclut sans hésiter que Joseph Djogbénou a été un homme de confiance de Patrice Talon. Les chantiers sur lesquels il a été mis, sont les plus épineux. C’était des dossiers pour lesquels il faut un minimum d’audace, de poigne mais aussi de confiance. Le soldat frêle et sans confiance en lui ne métrite pas d’être au combat. L’actuel Chef de l’Etat a sans doute mesuré le niveau d’engagement et de confiance de l’homme avant de le mettre au centre de ces défis combien colossaux. Ce n’était pas un exercice d’enfant. L’homme a sans doute beaucoup enduré peut-être à contre cœur des fois mais toujours avec le même engagement et la même fougue qui lui a sans doute valu toutes les accusations et critiques les plus acerbes de ses collègues juristes. Pour jouer ce rôle, il faut forcément un allié de taille et un allié convaincu. Joseph Djogbénou l’a été et l’est sur tout le parcours. Déjà, c’est le débat sur la révision de la Constitution qui a été le premier dossier ‘’costaud’’ auquel le nouveau ministre et sans grand bagage politique était confronté. Patrice Talon en vertu de la confiance qu’il a placée en lui l’a fait Président de la commission de relecture de la Constitution. Joseph est du coup et par un baptême de feu sollicité pour croiser les discours et les regards des hommes politiques anciens et nouveaux. C’était un exercice scientifique, mais surtout de  lobbying politique éprouvant  qui a démarré depuis les premiers travaux jusqu’au vote à l’Assemblée nationale. La mission était de réussir à convaincre la classe politique du bien-fondé du projet de réforme et parvenir à avoir leur accord de principe en vue d’un vote confortable au Parlement. Pour qui connaît un peu l’environnement politique béninois, l’exercice n’aura pas été une sinécure. C’est encore Joseph Djogbénou qui devra, malgré les remous et critiques au plan national, prendre le devant et expliquer à l’opinion les avantages de ce projet de réforme. Plusieurs émissions, des conférences publiques au Bénin comme à l’étranger ont été organisées par le Ministre de la Justice à ce propos. Joseph Djogbénou a joué dans ce débat les premiers rôles grâce, sans doute, à cette confiance ferme et sans condition du président de la République Patrice Talon. Malgré l’échec qu’a connu le projet au Parlement, le ministre de la Justice a présidé plusieurs autres commissions. Il s’agit d’abord de la commission politique de l’opération de Recensement à vocation d’indentification de la population (Ravip). A la tête de cette commission, le Ministre de la Justice avait pour rôle d’assurer la coordination politique en vue de la réussite de l’opération. Il a assuré cette mission avec les membres de la Commission et a travaillé la réussite de ce chantier. A la suite de l’épineux dossier de faux médicaments, le gouvernement a décidé de mettre sur pied une commission pour réfléchir sur la réforme du secteur de la pharmacie. A la tête de cette commission, beaucoup s’attendaient au premier responsable du secteur de la santé, mais ce sera une fois encore le ministre Garde des Sceaux Joseph Djogbénou qui y sera l’œil du président de la République. Poursuivant dans la même lancée, l’homme de confiance du chef de l’Etat a été choisi contre toute attente par le bureau de l’Assemblée nationale pour siéger à la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle. Il est une évidence que Joseph Djogbénou reste un incontournable dans la galaxie Talon. Question : Qui pour jouer ce rôle éminemment politique après le départ du ministre de la Justice ? Une question à multiple équations que seul le temps pourra permettre d’élucider.

 AT