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La pvp du Psd Bintou Taro Chabi Adam, entourée des autres membres du Ben

La crise que traverse le Parti social démocratique (Psd) depuis plus de deux ans connaît un nouveau rebondissement. Des membres du Bureau exécutif national (Ben) ont saisi la Justice pour exiger la publication des textes adoptés au 3ème congrès, et pour qu’elle prononce une sanction contre le président Emmanuel Golou et Dominique Sohounhloué pour faux et usage de faux. L’annonce a été faite samedi 10 juin 2017 au cours d’une déclaration à l’Infosec à Cotonou.

C’est la lune de fiel entre le président du Parti social démocrate (Psd), Emmanuel Golou, et des membres du Bureau exécutif national (Ben). Mus par le souci de « restaurer les pratiques démocratiques devant assurer le rayonnement du parti », la Première vice-présidente (Pvp) et certains membres du Ben ont pris leurs responsabilités face à la volonté du premier responsable de ne pas rendre publics les statuts, le règlement intérieur et les résolutions du 3ème congrès de leur formation politique organisé depuis plus de 2 ans. Ils ont saisi la Justice pour exiger une décision ordonnant au président la publication de tous les textes. Aussi, ont-ils porté plainte contre le président Golou et Dominique Sohounhloué pour faux et usage de faux. Selon la Première vice-présidente, Bintou Taro Chabi Adam, toutes les cartes ont été épuisées pour ramener les mis en cause à la raison. « Pendant 2 ans et demi, les textes et résolutions du 3ème congrès ont été confisqués par le président Golou et ses complices. Ils se sont opposés à leur publication. Nous savons maintenant qu’ils mettaient ce temps à profit pour les tripatouiller dans la clandestinité », a-t-elle expliqué. En 7 points, elle a passé en revue les faits qui accablent le président Emmanuel Golou. Entre autres actes, Bintou Taro Chabi Adam va évoquer la circulaire de renouvellement des membres des structures de base du partiprise par le président se référant aux nouveaux textes non-vulgarisés, les révocations de membres élus, les harcèlements et sanctions prononcées contre des responsables de fédérations et surtout la découverte des textes du parti signés par Dominique Sohounhloué, disqualifié pour le faire. A en croire la conférencière, plusieurs tentatives de redressement ont été menées pour permettre au président de mettre à disposition les textes amendés. La dernière en date remonte au 23 mai 2017 où trois Vice-présidents l’ont invité à honorer son engagement de convoquer le Conseil national. Ce qui n’a pas été chose effective malgré le délai d’exécution de 8 jours (expiré le 2 juin) qui lui a été donné. Ayant appris que les dissidents s’apprêtaient à faire une sortie le 10 juin 2017, le président a convoqué une réunion du Ben pour le vendredi 9 juin. Laquelle rencontre a été boycottée par la majorité, le processus judiciaire étant déjà enclenché.
Confusion
Malgré le boycott de la séance du 9 juin 2017 par la 1ère Vice-présidente et les autres « frondeurs », la réunion convoquée par le président Emmanuel Golou a eu lieu au siège du parti. Des décisions majeures ont été prises. Au nombre de ces dernières, une sanction disciplinaire prononcée contre 3 présidents de fédération qui étaient sous l’effet des mesures conservatoires en vertu de l’article 58 et conformément à l’article 54 des statuts et l’organisation d’un congrès extraordinaire pour les 30 juin et le 1er juillet 2017. A cette occasion, le Comité d’organisation du congrès extraordinaire a été aussi mis en place.
Cette convocation du congrès est qualifiée de fuite en avant par les « dissidents » qui n’entendent pas démordre cette ci-fois. « Ce sursaut appelle la prise de responsabilités de la majorité des membres du Ben que nous sommes, désireux d’éviter le naufrage programmé de notre parti », a lancé Bintou Taro Chabi Adam.
Serge Adanlao
Communiqué du Parti Social-Démocrate
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