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Martin Assogba

Le Président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba dénonce l’absence de production d’un devis estimatif clair, d’un avant-projet détaillé et la mise à l’écart du compatriote béninois Pétrolin par Bolloré dans le cadre du Projet de réhabilitation des voies ferrées au Bénin. Il demande au gouvernement de Yayi Boni de renoncer à la signature du contrat avec Bolloré qui aurait proposé de vieux rails contraires aux normes de l’Uemoa. Martin Assogba a donné son point de vue sur le sujet dans la matinée de ce 16 Juillet 2015 au cours d’une conférence de presse organisée au siège de l’Ong Alcrer à Mènontin. (Lire l’extrait de sa déclaration).

« Le président de la République, bien qu’il ait insisté sur la reprise totale de la section Cotonou-Parakou, Bolloré sans associer le compatriote béninois Pétrolin veut conserver la voie ferrée existant en l’état et faire des remplacements de vieux rails usés et de vieilles traverses usées sur les portions dont la longueur totale n’excède pas 30 km sur les 438 km. De Parakou à Niamey, Bolloré sans plus associer l’homme d’affaires béninois a prévu construire une voie ferrée obsolète à écartement d’un mètre. Pour tous ces travaux, Bolloré n’a pas produit un devis estimatif clair, ni un avant projet détaillé. Aujourd’hui, le coût des travaux est encore au gré du vent devenu 1200 milliards au lieu des 800 milliards initialement annoncés sans aucun document et ne figure dans aucun contrat. Ce montant couterait 3 fois plus cher que le coût de la construction neuve à écartement standard demandé par l’Uemoa. Au nom de quoi on a éliminé celui qui a proposé la modernité et qui a été accepté par tous les états de l’Uemoa et on amène un opérateur qui va nous faire de la vieillerie et c’est dans le pays de cet opérateur qu’on s’apprête à signer un contrat avec lui. Nous disons que ce contrat ne doit pas être signé, nous devons dénoncer ce contrat là ».

 Inès Zounnon