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La libération des espaces publics, une mesure phare pour préserver l’environnement

Les 12 premiers mois de gouvernement du président Patrice Talon n’ont pas été sans conséquences positives au plan environnemental. Des mesures d’importance ont été prises pour préserver le cadre de vie des Béninois et les ressources naturelles. Au nombre de celles-ci, la libération des espaces publics,  l’assainissement des lacs et lagunes et la protection du patrimoine faunique.    

Les acteurs de l’environnement peuvent exprimer leur satisfécit au chef de l’Etat. En une année de gouvernance, d’importantes décisions ont été prises pour la préservation de l’écosystème. L’une de ces mesures qui n’a laissé personne indifférent est la libération des espaces publics. Même si l’opération a fait couler beaucoup d’encre et de salive, une chose est certaine, les rues ont changé de visage dans presque tout le Bénin. Les populations ont désormais une vue nette sur les emprises des routes. Avant cette décision, le gouvernement a montré qu’il est préoccupé par la préservation des ressources forestières. En avril 2016, le Conseil des ministres a suspendu l’exportation abusive du bois provenant des forêts qui sont détruites avec pour corolaires les changements climatiques. La faune qui est aussi au cœur de massacres, surtout les animaux sauvages intégralement protégés comme l’éléphant, le sitatunga, l’antilope royale, le guépard, la panthère, le pangolin, etc. a bénéficié de l’attention de l’Exécutif. Ayant compris qu’il faut prendre le taureau par les cornes, car les braconniers défient quotidiennement l’autorité de l’État en mettant en place des stratégies plus élaborées pour continuer à massacrer les espèces protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, le gouvernement a signé en décembre 2016, un accord de partenariat avec l’Ong Nature tropicale. La signature de cet accord de partenariat vise à renforcer des actions sur le terrain et faciliter la collaboration avec les parties prenantes pour une meilleure protection des ressources naturelles au Bénin.
29 présumés criminels fauniques arrêtés  
 En 2016, la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’application des lois sur la faune et la flore (Aalf-Bénin), et la vigilance des forces de sécurité publique ont permis d’arrêter 29 présumés criminels fauniques sur toute l’étendue du territoire national. 11 ont été effectivement condamnés à l’issue des différentes audiences dans les tribunaux, sur les 29 arrêtés. Parlant des audiences, il faut souligner par exemple qu’un trafiquant arrêté avec 16 carapaces de tortues marines a été condamné en février 2017 au Tribunal de première instance de Cotonou, à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200 000 FCfa d’amende et 1.000.000 FCfa de dommages et intérêts. Toujours au Tribunal de première instance de Cotonou en juillet 2016, 3 trafiquants spécialisés dans la fabrication et la vente d’objets d’art à base d’ivoire ont été condamnés à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 20 000 FCfa d’amende. En ce qui concerne l’ivoire, le Tribunal de Kandi a condamné en janvier 2017, deux trafiquants à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300 000 F Cfa d’amende chacun. Au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué en décembre 2016, 2 trafiquants d’ivoire ont été condamnés à 4 mois d’emprisonnement ferme plus 100.000F Cfa d’amende.
 Les cours d’eau impactés
 La préservation des cours d’eau au Bénin est un souci pour le gouvernement. A titre illustratif, en février 2017, une décision du Conseil des ministres a présenté un rapport de la commission ad hoc chargée de proposer des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué, et de la lagune de Porto-Novo. Il a été surtout question de la gestion des cours d’eau et plans d’eau qui pose de sérieux problèmes environnementaux, du fait notamment des pratiques peu recommandables. Le compte rendu dudit conclave gouvernemental a précisé que les facteurs de dégradation sont de 3 ordres : physique, chimique et biologique. Ils occasionnent  des perturbations au niveau des échanges entre la mer et les eaux continentales. Ce qui fait que le cycle de reproduction des espèces halieutiques est affecté, de même que la biodiversité végétale et la qualité des produits halieutiques. La conséquence est que certaines espèces sont en voie de disparition. Au risque de perdre ce trésor naturel et d’aggraver le déficit en produits halieutiques, le gouvernement entend parer au plus pressé pour assainir de façon durable et réhabiliter le lac Ahémé, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo.
Serge Adanlao