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L'auteur au milieu présentant l'ouvrage« La Cour constitutionnelle et le peuple du Bénin : d’un juge constitutionnel institué à un procureur souverain ». C’est le nouvel ouvrage signé par le politologue Moïse Lalèyè. Le document a été officiellement lancé, jeudi 28 février 2019, à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à Cotonou. Préfacé par le magistrat Pierre Ehoumi, le livre est constitué de 683 pages et subdivisé en quatre parties. D’un chapitre à l’autre, l’auteur a recours à l’histoire récente du Bénin, et met en lumière les velléités d’interprétations de la Constitution, malgré son caractère sacré. L’institution d’un nouveau juge constitutionnel après la longue nuit du régime révolutionnaire totalitaire au Bénin de 1972 à 1989 s’illustre comme l’achèvement de la lutte du peuple pour la démocratie, les libertés de l’Etat de droit depuis les origines précoloniales du pays. Après un quart de siècle d’exercice de son office, la Cour constitutionnelle pèche irrésistiblement par la qualité de sa productivité jurisprudentielle. Cet ouvrage propose donc d’ouvrir un débat sur la Cour constitutionnelle au regard d’une évaluation objective de sa production juridictionnelle, voire institutionnelle. Ainsi, la justice constitutionnelle retrouvera son sens et sa mission républicaine.A en croire l’auteur, l’œuvre était en chantier depuis 2012. Les gouvernants de l’époque instrumentalisaient  les législateursqui régulent la Constitution. « On ne doit pas tricher avec le caractère sacré de cette loi suprême », a martelé l’auteur. Selon lui, la plupart des déviances observées en matière d’interprétation, constituent des motifs de régulation de la Haute juridiction. Occasion pour Moïse Lalèyè de lancer la réflexion sur la révision de la Constitution en vue de la création d’un véritable Etat de droit et de justice. En lieu et place des questions, les différents intervenants ont plutôt apporté des contributions. L’ouvrage est disponible en librairie.

 O.I.A.