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dagnivo-alofaRepris mardi 12 janvier 2016, le procès du présumé assassinat du cadre du Ministère des finances Pierre Urbain Dagnivo se poursuit. Hier, les avocats de la partie civile et de la défense ont soulevé une autre exception l’inconstitutionnalité. La Cour a arrêté les travaux suite à cela.

La Cour constitutionnelle aura sans doute du grain à moudre dans ce procès riche en rebondissements. En effet, après ses deux récentes décisions déclarant irrecevables les deux requêtes des avocats de la partie civile et de la défense, elle devra être sollicitée pour une autre exception concernant la même affaire. Au cours des débats d’hier, les avocats de la partie civile ont opposé à la Cour, l’un des motifs des décisions de la Cour constitutionnelle au sujet de l’exception d’inconstitutionnalité. Ladite décision précise que toute nouvelle exception portant sur la conformité d’une loi oblige la Cour à surseoir à statuer. Prenant un peu la Cour au mot, l’avocat de la partie civile, Nicolin Assogba, a déclaré que l’infraction d’assassinat retenue contre son client est réprimée par la peine de mort au regard de l’article 302 du Code pénal. La peine de mort étant contraire à la constitution, l’avocat soulève l’exception et demande à la Cour de surseoir à statuer. L’avocat a été soutenu à la fois par ses confrères de la partie civile et ceux de la défense qui ont plaidé en faveur d’un sursis à statuer. Dilatoire, rétorque une nouvelle fois l’avocat général Gilles Sodonon. Il trouve que ses confrères sont dans une logique de trainer indéfiniment le procès. Le droit de l’accusé de faire entendre sa cause et d’être jugé dans un délai raisonnable est selon le Ministère publique, un droit régulièrement bafoué par les avocats de la partie civile et de la défense. « La logique du dilatoire se poursuit. Pourquoi la défense et la partie civile se complaisent dans un dilatoire sans fin ? Président, je vous prie d’apprécier que c’est du dilatoire », a-t-il fait savoir. La défense s’oppose et plaide à tue-tête le sursis à statuer. Le Président a mis fin aux débats sans aucune autre forme de procès. Avant le plaidoyer, c’est le témoin Priso Atangana qui a planché. Il s’est réfugié dans une dénégation totale de tout ce qu’il a confié au cours des précédents procès. De toute la succession de démentis alignés, la seule constance sur laquelle pèse un soupçon de vérité est qu’il a été la personne à qui le Nigérian Polo a remis un sac contenant les effets de Pierre Urbain Dangnivo. L’Avocat de la partie civile, Raoul Houngbédji a demandé à la Cour de faire venir le sieur Polo afin de permettre de situer clairement les responsabilités.

Hospice Alladayè