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IMG-20180305-WA0007L’espace tchif à Cotonou était noir de monde dans la soirée de ce samedi 03 mars 2018. En effet, le public est sorti massivement pour être le premier témoin de la projection du film « La mort au coin de la rue » réalisé par la jeune et talentueuse journaliste Fidèle Kossou.

« La mort au coin de la rue », un titre qui donne de frissons et qui retient surtout l’attention. Car c’est pratiquement ce à quoi pendant longtemps et aujourd’hui encore, l’on assiste. Une scène à la limite horrible ; un être humain passé sévèrement à tabac pour être brulé par la suite parce que soupçonné d’un supposé acte répréhensible. C’est bien de la vindicte populaire qu’il s’agit. Un phénomène que Fidèle Kossou a choisi explorer dans toutes ses dimensions à travers ce film, afin de sensibiliser les populations sur le danger qu’il constitue pour notre société. « La mort au coin de la rue » est un documentaire de 26 minutes riche en émotions, surtout quand l’une des personnes ressources intervenues dans le film est une victime de la vindicte populaire. Un témoignage vivant, Ange Gnacadja journaliste a expliqué les circonstances dans lesquelles il a échappé de peu à la fureur de certains individus mal intentionnés, il y a quelques années de cela. C’est aussi une production audiovisuelle de grandes leçons. Et pour en arriver à un produit aussi intéressant, Fidèle Kossou et toute son équipe ont dû se surpasser. Elles ont eu à faire face notamment à un manque de soutien et d’accompagnement surtout financier, quand on sait que la réalisation d’une œuvre audiovisuelle nécessite énormément de moyens. Fidèle Kossou invite alors les autorités et les bonnes volontés à accompagner les jeunes porteurs de projets dans le domaine de l’audiovisuel et au-delà. « La mort au coin de la rue », c’est le deuxième film de Fidèle Kossou après celui qui a abordé l’importance du repos pour le travailleur. Il est titré, « Mon repos, ma vie ».

 

Derrick CAKPO